Les élections municipales se profilant à l’horizon, dans toutes les villes de plus de 40 000 habitants les élus ont modéré cette année l’augmentation du taux des taxes foncières que devront acquitter tous les propriétaires de logements avant la mi-octobre.
Une tendance observée lors des aimées qui précèdent le retour aux urnes (— 0,3 % en 2019, + 0,1 % en 2013).
Les ménages ne subiront en moyenne que la revalorisation annuelle des bases décidée par le Parlement. Soit une hausse de 1,7 %, supérieure toutefois à l’inflation. Le montant de la taxe foncière est calculé en multipliant la valeur locative cadastrale de votre bien, c’est-à-dire le loyer annuel que vous percevriez en le louant, par les taux d’imposition fixés par les communes, intercommunalités et départements.
Certaines villes et leur groupement ont même réduit leur taux, à l’instar de La Roche-sur-Yon (— 6,3 %), de Cholet (— 3 %), de Carcassonne (-1,3 %), de Castres (-0,6 %) ou de Saint-Brieuc (-0,3 %).
Certaines se sont toutefois rattrapées sur le taux de la taxe d’habitation que paient les propriétaires de résidences secondaires.
Ainsi, si Brive-la-Gaillarde a baissé de 3 % son taux de taxe d’habitation, Cannes de 3,6 %, Cholet de 2%, Saint-Brieuc ou La Roche-sur-Yon les ont relevés respectivement de 5,2 % et 4,9 %. D’autres ont reporté les hausses sur la taxe d’enlèvement des ordures ménagères.
Cette dernière progresse de 6 % à Grenoble, de 4 % à Vincennes, de 3,2 % à Montrouge, de 3,1 % à Belfort, de 3 à Castres et La Rochelle, de 1,9 % à Albi… (Chiffres du cabinet FSL, Finances et stratégies locales.) Étonnamment, en 2025, ce sont les habitants des villes de moins de 3 500 habitants qui sont les moins bien traités : 12,6 % d’entre elles ont accru leur taux.
Reste qu’en cumulé la facture est lourde, très lourde, les élus s’en étaient en effet donnés à cœur joie les années précédentes (+ 52 % à Paris en 2023, + 24 % à Grenoble). Elle représente plus de deux mois de crédit dans certaines villes selon Meilleurtaux.com. Sur cinq ans, entre 2018 et 2023, la hausse a été en moyenne de 20% et sur dix ans de 33 %, selon l’Union nationale des propriétaires immobiliers.
Mais le taux d’augmentation ne fait pas tout.
Les écarts de taux votés par les communes et les groupements de communes sont considérables et créent de fortes disparités entre les ménages. Selon Bercy, la facture s’élevait en moyenne en 2024 à 1826 euros. Mais elle atteignait 2 949 euros dans le Val-de-Marne, contre 1036 euros dans la Creuse
Laurence Allard. Le Point N° 2772. 11/09/2025
Macron déteste les propriétaires fonciers il rêve d’une France dont le foncier appartiendrait à Blackrock et dont les loyers alimenteraient les retraites par capitalisation et les dividendes des actionnaires.