Parents, profs même combat !

Que dire à un tel plaidoyer pour les biens communs destinés à nos concitoyens et concitoyennes notamment l’ÉCOLE ?
Maintes fois ces discours ont fleuri nos existences !
La lassitude a gagné les plus vaillants de nos républicains et républicaines.
Nos alliés naturels « de gauche » ont , par leurs actes politiques, à travers leurs passages au pouvoir, détruit le lien idéologique et républicain entre les fonctionnaires de l’Éducation nationale et l’État.
Ainsi dans cet article, on cumule enseignement public et enseignement privé pour écrire « plus d’un million d’agents de l’éducation nationale « .
Une fois de plus, Mme Flore Thomasset du Nl Observateur semble considérer que l’enseignement privé est parti intégrante de notre École publique et républicaine.
Ce genre d’amalgame ne sert pas la défense et la promotion de notre École publique et laïque !
On dit bien que l’on trahit que par ses amis ?
Nous scolarisons en effet les élèves de ce pays mais pas pour les mêmes idéaux et pas dans les mêmes conditions d’exercice dans les établissements scolaires et universitaires.
Enseignement public privé de moyens d’années en années est en sursis et en phase de destruction !

Chaque année, le même cirque : courir trois supermarchés différents pour cocher les 36 items de la liste de fournitures (comment ça, vous n’avez pas encore trouvé le porte-vues, 60 pochettes-120 vues, à couverture plastifiée jaune !).

Chaque année, la même émotion : déposer son enfant devant la grande porte en bois de la vieille école, et se demander s’il retrouvera son copain de classe. Chaque année, le même stress : quel(s) prof (s) aura-t-il ?

Rituel républicain par excellence, la rentrée agite, chaque premier lundi de septembre, 12 millions d’élèves, deux fois plus de parents, et un peu plus de 1 million d’agents de l’Éducation nationale. La même tension, entre excitation et inquiétude, traverse familles et enseignants, avant qu’ils ne tentent de construire, pour les trois cents jours suivants, une relation, la plus confiante et sécurisante possible pour l’élève.

Quel immense défi, quand on y pense.

Et c’est là, souvent, que le bât blesse. Depuis des années, comme le montre notre dossier de couverture, le fossé entre les parents et l’école ne cesse de se creuser, entre vraies difficultés et procès d’intention.

À qui la faute ?

D’un côté, des enseignants qui se montrent sur la défensive, signe d’une profession en crise, prise en tenaille entre la valse déstabilisante des réformes et des mises en cause toujours plus virulentes choix politique de la part de certains élèves et de leurs parents.

De l’autre, ces derniers sont jugés tantôt intrusifs tantôt démissionnaires, mais sans que leur soient jamais donnés ni les moyens ni la place pour qu’ils puissent jouer leur rôle, quoi qu’en dise la loi pour la refondation de l’école, qui instituait, en 2013, la notion de « coéducation ». Elle est restée largement un voeu pieux, et les associations de parents d’élèves, faute de temps ou de bras, ne parviennent pas toujours à maintenir les ponts entre les deux rives.

Au fond, l’école est à l’image d’autres services publics (santé, justice, sécurité), qui souffrent à la fois d’une paupérisation grandissante — et le plan d’économies prévu par François Bayrou, avec son année blanche, le gel du point d’indice et le non-remplacement d’un fonctionnaire sur trois, aggravera encore la situation — et du virage consumériste pris par ses usagers — moins investis, moins respectueux parfois, mais toujours plus exigeants et individualistes. Comme ailleurs, le privé en fait son miel, où s’opère un réel sauve-qui-peut… payer. Quel échec pour la promesse républicaine d’égalité des chances et d’émancipation par l’école !

Or, faut-il le rappeler ?
Les services publics sont le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. Le portrait que nous publions également cette semaine du vice-président du tribunal de Bobigny Youssef Badr, fils d’immigrés marocains qui a fait une brillante carrière grâce à ses études, en est une preuve éclatante. Un tel parcours sera-t-il possible, dans cinq ans, dans dix ans, pour les générations futures ?
Cela devrait être notre préoccupation première d’en garantir la pérennité. Il y va de notre contrat social. C’est à nous, citoyens, et aux responsables politiques, de gauche en particulier, de porter cette exigence, de peser sur les choix politiques pour sauver nos services publics. Au risque, sinon, de voir s’exprimer, dans les urnes comme dans la rue, le sentiment d’abandon, le ras-le-bol fiscal, la colère.

Réorienter les dépenses de l’État pour qu’elles financent la promesse républicaine, créer les condi­tions de travail pour mettre un terme à la crise des vocations qui touche professeurs, soignants et forces de l’ordre, ouvrir les institutions, scolaires, médicales, judiciaires, pour permettre un dialogue avec les usagers et répondre mieux à leurs besoins — de services, d’explication, d’implication…

Les pistes pour agir sont là, structurelles, ambitieuses, mais aussi enthousiasmantes pour qui veut s’engager dans la vie locale et collective. Les bonnes résolutions, c’est de saison, non ?
Bonne rentrée !


Flore Thomasset. Nl Obs N° 3180.28/08/2025

L’avis de B.H.

Le rythme délirant des réformes, les changements constants de livres scolaires empêchent toute évaluation de ces réformes. Aujourd’hui, s’il n’y avait pas de ministre l’éducation nationale se porterait probablement mieux.

L’avis de R.B.

Que dire à un tel plaidoyer pour les biens communs destinés à nos concitoyens et concitoyennes notamment l’ÉCOLE ?
Maintes fois ces discours ont fleuri nos existences !
La lassitude a gagné les plus vaillants de nos républicains et républicaines.

Nos alliés naturels « de gauche » ont, par leurs actes politiques, à travers leurs passages au pouvoir, détruit le lien idéologique et républicain entre les fonctionnaires de l’Éducation nationale et l’État.
Ainsi dans cet article, on cumule enseignement public et enseignement privé pour écrire « plus d’un million d’agents de l’éducation nationale ».
Une fois de plus, Mme Flore Thomasset du Nl Observateur semble considérer que l’enseignement privé est parti intégrant de notre École publique et républicaine.

Ce genre d’amalgame ne sert pas la défense et la promotion de notre École publique et laïque !

On dit bien que l’on trahit que par ses amis ?
Nous scolarisons en effet les élèves de ce pays, mais pas pour les mêmes idéaux et pas dans les mêmes conditions d’exercice dans les établissements scolaires et universitaires.

Enseignement public, est privé de moyens d’années en années. Il est en sursis et en phase de destruction !

RBLAPLUME


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