L’info neutre…

La quête de neutralité a toujours accompagné les sciences humaines, le journalisme et les instances judiciaires. Pourtant, dès que l’on cherche à établir « ce qui s’est passé », une difficulté apparaît : il n’existe pas de compte rendu univoque des faits. Chaque description, chaque transcription, s’inscrit dans un cadre de perception, d’intention et d’interprétation.

Un fait brut, par exemple une conversation enregistrée ou un événement public, semble objectif par nature. Mais dès l’instant où il est décrit ou transcrit, il passe à travers un filtre : choix des mots, découpage du récit, accent mis sur certains éléments plutôt que sur d’autres. Même un simple procédé technique — l’angle d’une caméra, la qualité d’un microphone — influence la manière dont ce « fait » sera restitué.

La neutralité parfaite apparaît alors comme une illusion.

On peut certes tendre vers elle par des procédures de vérification, de comparaison et de transparence méthodologique : confronter plusieurs témoins, faire intervenir des experts indépendants, conserver les enregistrements originaux et préciser les règles de retranscription. Mais au final, ce que l’on appelle « les comptes rendus d’événements, d’articles, de reportages » ne peuvent être séparé de leur contexte de production.


D’après un texte lu : « Il n’y a pas de compte rendu univoque des faits ».


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