Attention ce texte est paru dans l’édition du Dauphiné, au matin du 19/08/2025 et relate les infos du 18/08/2025. À l’heure de sa parution sur ce blog, 03 h le 20/08/2025, il est possible que l’info soit obsolète. MC
Le sort du Donbass est au cœur des discussions sur un accord de paix entre la Russie et l’Ukraine. Vladimir Poutine cherche à marchander les territoires de cette région industrielle de l’est de l’Ukraine contre un arrêt des combats.
La Russie et ses alliés séparatistes occupent la quasi-totalité de l’oblast de Louhansk mais l’armée ukrainienne contrôle encore 30 % de l’oblast de Donetsk, l’autre région administrative du Donbass. Le président russe revendique l’ensemble de ce territoire presque aussi vaste que la région française du Grand Est.
II est soutenu dans cette exigence par son homologue américain. Après le sommet avec Vladimir Poutine, Donald Trump a fait savoir aux dirigeants européens qu’un accord de paix peut être conclu rapidement si l’Ukraine accepte de céder le reste du Donbass à la Russie.
En contrepartie, Vladimir Poutine « se serait engagé » à geler le conflit dans le reste de l’Ukraine le long des lignes de front actuelles. Le Kremlin laisserait à l’Ukraine les vastes pans de territoire que Kiev contrôle toujours dans les oblasts de Zaporijjia et de Kherson, annexés par la Russie en même temps que les régions de Louhansk et de Donetsk en septembre 2022.
Le Donbass est au centre des velléités expansionnistes de la Russie dont Vladimir Poutine a fait un projet existentiel en voulant restaurer l’unité historique des populations russophones de l’ex-Union soviétique, même si plus de 83 % des électeurs du Donbass ont voté pour l’indépendance de l’Ukraine en 1991.
L’insurrection des forces séparatistes du Donbass a été armée et financée par le Kremlin à partir de 2014, en réaction à la destitution de Viktor Ianoukovitch, le président pro-russe, après la révolution de Maïdan qui a symbolisé le virage pro-européen de l’Ukraine.
Le président ukrainien Volodymyr Zelensky s’est déclaré opposé à toute cession de territoire, avec le soutien des pays européens. La Constitution ukrainienne stipule que toute modification du territoire doit faire l’objet d’un référendum national autorisé par le Parlement.
« Une russification forcée »
L’abandon du Donbass à la Russie poserait aussi des questions éthiques. « Toute cession, même ponctuelle, de territoires ukrainiens à la Russie laissera des traces profondes dans les mémoires collectives et fragilisera la sécurité de la région entière » expliquait Louise Souverbie, chercheuse à l’Iris, en décembre 2024.
La question de la Crimée semble définitivement tranchée pour Donald Trump, qui a exclu tout retour de la péninsule au sein de l’Ukraine. À la suite de son annexion en 2014, la réaction des États-Unis et de la communauté internationale s’était limitée à des sanctions économiques sans effet sur la détermination du Kremlin.
Article signé des initiales L.C. Le Dauphiné. 19/08/2025.
Poutine à des objectifs de guerre il les a presque atteints il propose donc la paix si il obtient ce que veut la Russie. Zé n’a qu’à faire un référendum. Il saura si les ukrainiens veulent continuer à mourir.