… L’article « Halte là » – LIEN
Je pense que la société a changé, voire évolué, nous y avons contribué. Nous en sommes responsables chacune et chacun à nos niveaux de responsabilités professionnelles, sociales, civiques, associatives, familiales, politiques. Nos générations « aux affaires », après 68, ont parfois été acteurs (trices) de ces changements inéluctables et nécessaires.
Il s’est avéré que, parfois par naïveté idéologique, nous avons été manipulé(e)s par certains(e)s de nos ami(e)s et abusé(e)s par nos propres phantasmes et rêveries sans renoncer à nos utopies bien indispensables pour continuer à lutter pour un « monde meilleur ».
Certain(e)s de camarades de luttes ont quitté notre champ de revendications pour s’inscrire dans des schémas plus conciliants et des engagements politiques, journalistes ou culturels plus sociétaux.
Ces cheminements censés transformés « le monde » n’ont été bien souvent que des accompagnements des transformations de notre société sans pourvoir en changer des paradigmes importants comme la place du politique et de l’Homme (humain(e)) dans une société devenue gestionnaire.
Le capitalisme, formidable machine à récupérer les plus beaux idéaux, nous a imposé des lois d’airains : l’individualisme, les particularismes à des fins commerciales, la dissociation du social et du politique, les compétitions sans cesse renouvelées et des comptabilités sordides dans les rapports humains, et professionnels par les externalisations des coûts et pollutions tout en favorisant les chômages de toutes natures.
Ces violences individuelles et collectives, au mépris du respect dû à autrui et à la vie, ont engendré des désagrégations des liens sociaux, familiaux dont chaque jour, nous en payons le prix.
Quant aux politiques et aux journalistes, par leurs attitudes et leurs propos, leur image et leur crédibilité ont fait naître, déceptions, méfiances, défiances et violences.
Il est heureux que malgré toutes les tragédies vécues dans ce pays et en Europe, nous soyons encore dans des sociétés fracturées, mais pas cassées dont les sentiments d’humanité prévalent toujours !
Les services publics, dégraissés à l’os, fonctionnent en mode « dégraissé ». Tous les jours, on le constate dans les Écoles, les Hôpitaux, etc. Les entreprises produisent avec succès quand elles ne sont pas l’objet de pillages. L’Économie sociale remplit ses missions avec difficulté, mais est présente. Les associations à but non lucratifs œuvrent dans l’intérêt de tous.
La chasse aux fraudeurs est plus intense pour les plus démunis et les plus pauvres des salarié(e)s, les chômeurs que pour les fraudeurs aux cotisations sociales, aux évasions fiscales ou lors des détournements de subventions ou aides de l’État aux entreprises !
Néanmoins, la fraternité, la solidarité, sont présentes sous de diverses formes, irriguant toujours ,comme chacun ou chacune peut en témoigner, ces pays et la France en particulier.
Il nous reste des immenses ressources de « vivre » en harmonie et en concorde.
Ne laissons pas penser qu’hier, c’est mieux qu’aujourd’hui, sinon nous ferons le lit des nostalgiques des chemises et brunes plus capitalistes que jamais.
Quelques souvenirs :
le 13 juin 1971 François Miterrand au Congrès de l’unité des socialistes à Epinay-sur-Seine » Celui qui n’accepte pas la rupture….il ne peut pas être adhérent du Parti Socialiste » le 10 mai 1981 Château-Chinon François Miterrand :
« Cette victoire est d’abord celle des forces de la jeunesse, des forces du travail, des forces de création, des forces du renouveau qui se sont rassemblées dans un grand élan national pour l’emploi, la paix, la liberté, thèmes qui furent ceux de ma campagne présidentielle et qui demeureront ceux de mon septennat.
– Elle est aussi celle de ces femmes, de ces hommes, humbles militants pénétrés d’idéal, qui, dans chaque commune de France, dans chaque ville, chaque village, toute leur vie, ont espéré ce jour où leur pays viendrait enfin à leur rencontre.
– À tous, je dois et l’honneur et la charge des responsabilités qui désormais m’incombent. Je ne distingue pas entre eux. Ils sont notre peuple et rien d’autre. Je n’aurai pas d’autre ambition que de justifier leur confiance.
Ma pensée va en cet instant vers les miens, aujourd’hui disparus, dont je tiens le simple amour de ma patrie et la volonté sans faille de servir. Je mesure le poids de l’histoire, sa rigueur, sa grandeur. Seule la communauté nationale entière doit répondre aux exigences du temps présent. J’agirai avec résolution pour que, dans la fidélité à mes engagements, elles trouvent le chemin des réconciliations nécessaires. Nous avons tant à faire ensemble et tant à dire aussi.
– Des centaines de millions d’hommes sur la terre sauront ce soir que la France est prête à leur parler le langage qu’ils ont appris à aimer d’elle. »
Depuis ce message auquel je souscris, bien des choses ont changé ainsi que les hommes et les femmes politiques de notre pays pour ne mentionner que le nôtre.
Ainsi en mars 1983, le même Mitterand déclare il ne s’agit pas « …..de mettre en œuvre, je ne sais quelle forme d’austérité nouvelle. Mais de continuer l’œuvre entreprise, adaptée à la rigueur des temps ».
Ainsi, de gouvernements en gouvernements les mêmes arguments nous sont opposés pour sauver la France de la dette, des trous abyssaux de la Sécurité sociale, des « barbares, des déficits budgétaires, et commerciaux et des épidémies, etc.
Que des cataclysmes dont nous sommes les victimes et très peu les acteurs et actrices même quand nous votons comme lors du 7 juillet 2024 !
Nouveau Front Populaire 178 député(e)s
Rassemblement National 142 député(e)s
Ensemble 150 député(e)s
Centre 15 député(e)s
Les Républicains 66 député(e)s
Etc.
Propos de M. le président de la République le 9 juin 2024
« J’ai décidé de vous redonner le choix de notre avenir parlementaire par le vote. Je dissous donc ce soir l’Assemblée nationale ».
On connaît la suite ! Messieurs Barnier et Bayrou avec tels succès !
RBLAPLUME
Il n’y a pas de service public sans règle de continuité de service.
Pour un oui pour un non les transports s’arrêtent les écoles ferment.
Nos routes n’ont jamais été correctement entretenues. Pour faire un scanner, dans la région la mieux équipée, on attend trois mois. Et pourtant quand la France gagne 1€ l’état prend 50 centimes et emprunte 6 centimes, la moitié.
Qui parle du rapport qualité prix des services publics ? Personne.
Si on écoute certains, c’est 75 centimes sur 1 € que devrait pomper l’état, pour quelle amélioration ? Ils ne le savent pas.
On est au pays du toujours plus de dépenses, toujours moins de travail.
On a un président irresponsable et incompétent, un ministre des Finances très ticket et qui ne songe qu’à protéger sa richesse, un premier ministre qui ne pense qu’à garder son poste et placer ses copains, une ministre de la Santé qui ne sait pas comment fonctionne un hôpital, un ministre des Armées qui veut péter aussi fort que Trump…, etc. Le PIB augmente, mais le pays s’appauvrit, car vendre ses bijoux de famille immobiliers et industriels, emprunter, faire de la cavalerie, augmente le PIB, mais pas les salaires et les retraites.