Les prestigieuses Presses universitaires de France ont tenu, malgré les critiques, à publier un ouvrage collectif très hostile au « wokisme ». Un combat qui a changé de sens depuis l’élection du président américain
L’ouvrage « Face à l’obscurantisme woke », publié par les Presses universitaires de France, reprend des arguments d’un colloque à la Sorbonne en 2022. Les auteurs condamnent la déconstruction et divers courants comme le féminisme et l’antiracisme, accusant ces mouvements d’interroger la fabrication des savoirs établis.
La dédicace du livre aux « victimes de la censure » apparaît paradoxale, car les participants au colloque, dont des figures influentes, se présenteraient comme censurés malgré leur position privilégiée.
Trois ans plus tard, la dynamique a changé avec le retour de Donald Trump, qui mène une guerre contre l’Université tout en partageant des arguments similaires. Cette situation soulève des questions sur la légitimité de la posture victimaire des « antiwoke » face à leur soutien puissant.
De plus, des recherches montrent que le « wokisme » n’a que marginalement influencé le monde académique francophone, contredisant l’idée d’un profond totalitarisme. Les critiques systématiques de ces travaux soulignent leur valeur scientifique et leur capacité à enrichir le débat académique.
Enfin, ce livre semble appeler à une lutte sur un terrain désormais transformé, où les alliances ont évolué, suscitant des inquiétudes quant à une américanisation plus impérialiste de l’Université française.
Synthèse d’un article signé Xavier de La Porte. Le Nouvel Obs n° 3165. 22/05/2025
Le problème du wokisme ce sont les lois et la pression sociale qui interdisent les opinions contraires. La loi ne devrait pas intervenir dans le domaine de l’opinion sur la société. Un enseignant à été sanctionné pour avoir dit qu’un homme et une femme sont différents.