J’ai tant aimé ton corps
Qu’il sera comme un fleuve
Bruissant dans mes artères
J’ai tant aimé la source
Envoûtée de caresses
Brûlée de mes baisers
Faisant jaillir l’eau vive
De ton sexe
Dans ma bouche amoureuse
Que je n’aurais plus soif
D’un autre océan
Que ton sang
Et faim d’une autre chair
Que la tienne
Je ne serais brûlée
Par d’autre feu que tes mains
Qui m’ont laissé en cendres
Dans le désert
Des nuits inhabitées
Grisélidis Réal. 1929-2005