Dans l’arrière-cour du pavillon cerné de nombreuses constructions, se trouvait un petit carré de gazon permettant à « Domino », le chien griffon noir et blanc, de s’ébattre dans ce lieu.
Les rayons du soleil passant au travers des branches des arbres voisins, créaient des motifs d’ombre et de lumière sur le sol. Les fleurs colorées, parsemées ça et là, dansaient doucement sous la brise légère, tandis que le parfum des plantes embaumait l’air.
Des oiseaux chantaient joyeusement, ajoutant à cette mélodie naturelle, et il n’était pas rare de voir un écureuil agile s’aventurer sur le gazon à la recherche de petites friandises.
Ce carré de pelouse, refuge secret, bien que cerné par le tumulte de la ville, était pour moi un véritable havre de paix, où je pouvait m’echapper mentalement, apaiser mes frustrations.
Proche de la clôture, une cabane servait de lieu de jeu et parfois de refuge où trônait sur une chaise bancale un vieux poste portatif, permettant d’étancher la soif de musique⁸ qui s’échappaient pour déverrouiller la nuit, créant mystères et promesses.
Dans ce sanctuaire de bois, constitué de quelques planches disparates où le murmure du vent se mêlait à la radio, chaque son mélodique ouvrait une porte vers des souvenirs enfouis, et chaque note devenait une invitation à explorer des horizons encore inexplorés. La soirée s’illuminait progressivement de ces harmonies délicates, créant une toile sonore qui éveillait les âmes errantes.
Ce carré de pelouse se trouvait, la nuit tombée, dans un environnement baigné par les lumières tamisées des réverbères. Restait à espérer capter des messages des anges à travers une connexion sensorielle qui transcende le quotidien, tout en cherchant à éveiller des mots oubliés, enfouis sous le poids du temps et des préoccupations modernes, et en s’excusant pour le dérangement que cette quête pourrait causer aux âmes qui nous entourent, comme si chaque murmure du vent pouvait nous rapprocher d’un monde éthéré où les pensées et les rêves se mêlent pour créer une symphonie de possibilités.
Divagation personnelle de MC, à partir d’un texte d’Arthur Téboul. Recueil « Le Déversoir ». Ed Seghers