L’ambiance est sombre au gouvernement et la tension est palpable, surtout avec un Bayrou qui ne fait que critiquer sans rien proposer véritablement de neuf. Son discours se limite à évoquer le cumul des mandats, une critique qui, malgré sa pertinence, manque de profondeur et d’originalité.
Bayrou avait une chance extraordinaire que ne connaissait pas Barnier : enfin désireux d’échapper au piège Mélenchon, les socialistes lui avaient tendu la main. Cette opportunité aurait pu être décisive, car des orphelins du hollandisme auraient pu se laisser séduire et envisager de devenir ministres. Malheureusement, le maire de Pau n’a pas su leur fournir le prétexte nécessaire à un ralliement bénéfique.
Au lieu de les arrimer à sa cause avec des idées novatrices, il a repris pour l’essentiel les fondamentaux qui furent souvent au cœur des débats politiques précédents, notamment sur des sujets tels que l’immigration, la sécurité et la nécessité d’une baisse des dépenses publiques.
Ses références à des figures des gouvernements de ses prédécesseurs n’apportent rien de nouveau et illustrent un certain conservatisme dans sa prise de position.
Il se rêvait au centre d’une union nationale qui dépasse le clivage gauche-droite, mais il se retrouve à gérer l’ordinaire de la coalition LR-macronistes, déjà bien fatiguée par les tensions internes et par l’ensemble des crises qui secouent le pays. Cette situation met en évidence que l’auto-centrage n’est pas synonyme de politique d’envergure ; au contraire, il révèle une absence de vision élargie et d’ambition.
Alors que Bayrou croit que son heure est enfin arrivée, Emmanuel Macron n’admet pas que son temps soit peut-être passé. Pendant ce temps, Mélenchon et Le Pen semblent convaincus que l’avenir leur appartient, renforçant ainsi la polarisation de la scène politique française. Pendant ce temps, la France fait face à des problématiques pressantes : le pays est sans budget et, entre autres, les Mahorais se retrouvent sans eau potable.
Dans ce contexte, les héros de la représentation nationale, satisfaits d’eux-mêmes, continuent de tourner en rond, manquant de prendre en compte la lassitude croissante de l’opinion publique. Les citoyens s’interrogent sur la capacité des dirigeants à répondre aux véritables enjeux auxquels le pays est confronté, et la déconnexion entre la classe politique et la réalité du terrain ne cesse de se creuser.
D’après un Édito signé : J.M. Thénard
Que d’illusions ! Le budget de la sécurité sociale retrace parfaitement l’incapacité de nos gouvernants de voir l’essentiel face à l’accessoire mais aussi de comprendre que la bureaucratie a pris le pouvoir à l’hôpital et grignotte le service public. A l’hopital pour 10 minutes de spécialiste 20 minutes de paperasse et 1h d’attente. Quant aux autres services public, il y a déjà les concessions à coût exorbitant pour les routes, les ports, les équipements informatique… etc Mais les remettre en question c’est supprimer la manne étatique à toute une frange de profiteurs accrochés aux basques des élus. Parlons encore de l’éducation nationale aux 15% de profs qui n’enseigne pas alors qu’on manque d’enseignants, à l’inadéquation de l’éducation nationale avec les besoins de l’économie, qui font préférer d’autres pays que la France aux investisseurs, qui font qu’on a plus de bon chaudronniers de bons soudeurs… Certes on ne peut redéployer les moyens de l’état en quelques mois, mais encore faut-il tracer un chemin clair et fixer des buts précis et atteignables