Aller, on passe…
23 h 59 et des souhaits distribués par milliers aux quatre vents et dans toutes les langues possibles de la planète. C’est un moment particulier, un rituel qui fédère les âmes et unit les esprits dans une quête commune de bonheur. Chaque année, à cette heure-là, nous observons de nombreux visages illuminés par l’espoir et la promesse d’une nouvelle année. Mais quel est réellement le changement entre hier et aujourd’hui ?
Les hommes, les cultes, les ethnies, les diviseurs, les organisateurs, les pacifistes et même les dictateurs, les plus démunis, les riches, ont-ils enfin considéré qu’il fallait vivre en paix dans l’égalité, pour le plus grand bonheur de tout le monde ? La réponse reste souvent empreinte de cynisme, mais l’espoir persiste, tel un phare dans la nuit.
À 20 h, dans la lucarne française, le personnage doué pour lancer des promesses, palabre sur tous les sujets possibles et imaginables – même ceux dont ils se fichent pas mal, ses conseillers ayant établi la nécessité d’en parler au plus grand nombre.
Ses discours tant élaborés, mais si éloignés de la réalité, résonnent dans nos salons, réclamant notre attention alors que le ludion Élyséen sait, en son for intérieur, être dans l’incapacité de tenir ses dires.
Il se voudrait être le Messie de notre temps – « le, je sais ce qui est parfait pour ce peuple », nous racontant des histoires, comme un conteur habile, il omet les chapitres sombres de la réalité.
Bienheureux celles ou ceux qui trouvent ses paroles sucrées comme un dessert alors que nous savons que la réalité peut être bien différente.
La routine de ces promesses s’ancre dans notre société, et chaque Nouvel An, nous nous retrouvons face à ce dilemme : croire ou se méfier ? Dans le reflet de nos verres de champagne, nous faisons le choix de croire aux rêves de renouveau, tout en portant en nous le poids de l’expérience passée. Chaque bulle qui monte à la surface est un souhait que nous chérissons, mais la question demeure : ces promesses peuvent-elles vraiment prendre forme et qui les porteraient ?
Au fur et à mesure que la soirée s’étire, la magie de cette heure charnière nous pousse à espérer que demain sera un jour meilleur, entraînant avec elle une mélancolie douce-amère. Peut-être que le vrai changement n’est pas à espérer dans le discours des puissants, mais à cultiver dans nos actions quotidiennes, dans notre capacité à aimer, à accepter et à croire non seulement en un meilleur futur, mais aussi en une humanité réconciliée avec elle-même.
MC
Meilleurs voeux pour cette nouvelle année, Michel ! 🙂
Certainement ! Nous attendons trop de ces hommes qui nous gouvernent et qui, en réalité ne sont que des orateurs au service d’un ordre souverain pérenne sans empathie ni imagination…et on pourrait en rajouter…des années sans que rien ne change vraiment et surtout pas la peur suscitée par eux que les choses changent vraiment…