Le piètre livre de Bardella.

Creux politiquement, sans détails ni réflexion sur son récit personnel, le livre du président du RN est à son image : un produit marketing lisse, sans relief, et pourtant populaire. On vous l’explique en quelques mots de plus.

  • Et s’il fallait se réjouir de voir le livre de Jordan Bardella, Ce que je cherche (Fayard), en tête des ventes ?
  • Serait-ce enfin l’occasion pour son électorat de se rendre compte de la vacuité politique qu’il incarne ?
  • Cette réflexion évidemment naïve pourrait s’imposer à la lecture de ces 316 interminables pages, d’un vide quasi absolu.
  • L’heure n’est pourtant pas à sourire : en 2024, le simple nom du chouchou de l’extrême droite ne suffit pas à en faire un best-seller, pas plus, l’amorce d’un nouveau courant de pensées dan la sphere du RN.

D’emblée, une avalanche d’expressions toutes faites assomme le lecteur. « C’est la vie que j’ai choisie. À vrai dire, la politique m’a choisi » ; « En politique, il faut fendre l’armure. Je connais cet adage usé jusqu’à la corde ! » lâche-t-il.

Son introduction s’achève par un coup de semonce, une phrase que l’on imagine écrite le stylo à la bouche, avec les sourcils froncés de celui qui a cru trouver une formule sophistiquée (avec une référence bonapartiste en prime) : « En vous racontant d’où je viens, vous comprendrez ce que je cherche. »

Florent Le Du. Source (Extraits – Lecture libre)


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