Sans gratuité
La vie est trahie
Elle devient un malentendu
L’humanité est méprisée
Si le cœur n’a pas de prix
Rien ne sert d’acheter les sentiments
Sur le marché il n’y a que la lumière
Du pain et des olives
Du miel et de la joie
Des visages heureuse
Des mains blanches
Un peu de poussière qui atteste la vie
Le mouvement des regards
Le sang qui circule
L’âme disponible
Le gîte ouvert
Le partage et le rire.
Tahar Ben Jelloun. Recueil : « Douleur et lumière du monde ». Éd. Gallimard