… des chefs terroristes améliore-t-elle l’état du monde ?
À chaque dictateur écarté par la force, la même interrogation revient. On se souvient de la seconde guerre du Golfe, dont l’un des objectifs était d’éliminer le danger que constituait, aux yeux de la Maison-Blanche, Saddam Hussein. Même chose pour Kadhafi. La liquidation des tyrans ou des chefs terroristes améliore-t-elle l’état du monde ? La fin du régime de Saddam Hussein a permis à Daech de voir le jour, et celle de La dictature de Kadhafi a déstabilisé la région.
Le dilemme est toujours le même : se satisfaire de voir disparaître d’ignobles crapules aux mains tachées de sang, ou craindre que cela n’entraîne des malheurs encore plus grands. Les gens – je dis les gens, mais je devrais dire les journalistes et les Français au bistrot – adorent tirer des plans sur la comète en matière de géopolitique, répéter les lieux communs entendus à droite et à gauche en affichant des mines sérieuses, preuve qu’ils ont une compréhension profonde de ta complexité du monde.
Prendre des décisions politiques et faire des commentaires sont deux activités aux antipodes l’une de l’autre. Le dirigeant d’un État a le pouvoir extraordinaire et exorbitant de façonner la réalité. Il peut déclencher une guerre, envahir un territoire ou faire assassiner ses ennemis. Ces décisions sont toujours lourdes de conséquences, car elles en provoqueront d’autres, conformément au principe action-réaction. Si on agit sur le monde, inévitablement, celui-ci réagira en retour.
C’est un pari de joueur de poker, convaincu que tes atouts dans son jeu sont plus nombreux que ceux de son adversaire. It y aura des morts, mais la situation ne sera plus jamais comme avant. C’est le raisonnement qu’avaient adopté tes chefs du Hamas en attaquant Israël le 7 octobre 2023 : perpétrer des actes d’une barbarie telle que l’adversaire devra riposter et qu’il n’y aura pas de retour au statu quo antérieur.
Pourquoi la violence apparaît-elle à certains acteurs politiques comme la seule manière de rompre avec le passé et de créer une situation politique nouvelle ? Ne pourrait-on pas obtenir des résultats semblables pacifiquement, par la discussion et la négociation ?
Extraits – Édito de Riss. 02 Oct 2024 Charlie Hebdo
Oui une vaste question. Mais dans le cas du Hamas, la colonisation rampante d’Israël, et son refus de toute négociation laissaient ils une autre alternative au hamas ?
Dans tous les cas de figure, le Hamas n’est que le bras armés des palestiniens. Palestiniens … de Cisjordanie, Gaza ou de la frontière libanaise, sans cesse colonisés expropriés des terres cultivées des espaces territoriaux pourtant établies (concédées) lors de la constitution de l’État d’Israel.
Qu’ont-ils fait des accords signés en présence de Bill CLINTON ?
Pourquoi aujourd’hui des jeunes et moins jeunes qui brandissent des drapeaux palestiniens à Paris et en France sont-ils ennuyés, poursuivis, comme ceux de Sciences Po ? Pourquoi Salah HAMOURI, citoyen Franco-Palestinien, sa maman étant française, tout comme Elsa son épouse mère de ses enfants….a-t-il passé près de 10 ans en prison en Israel, sans intervention de notre pays.. qui intervenait alors pour un citoyen franco-Israelien ? 2 poids 2 mesures ? Salah a été expulsé, quel gâchis.. silence radio..