… Qui suivirent le deuxième tour des législatives, françaises, vu par la presse Suisse…
Note : revenir sur l’info à travers les réactions d’un pays voisin donne une perception de l’Etat français. Toutefois cette info ne peut être totalement neutre même s’il provient d’un état, réclamant de longue date sa neutralité, son indépendance militaire et politique vis-à-vis des Etats de l’Europe. MC
08 juillet 2024
Lire l’intégralité de l’article « Le Nouvelliste (Suisse) en PDF –8 juillet suisse
Commentaire/analyse de Bayron Schwyn. Le Nouvelliste. 08/05/2024
« Une mobilisation record pour un (…) résultat inattendu : le Nouveau Front populaire (NFP), rassemblant les principales formations de gauche, sort vainqueur des élections législatives de ce dimanche 7 juillet en France.
Alors que presque personne n’y croyait, le front républicain entre l’ex-majorité présidentielle et le NFP aura donc bien permis de tenir en échec le Rassemblement national (RN), qui signe une percée historique à l’Assemblée nationale, certes, mais reste loin de son objectif d’obtenir une majorité absolue de sièges.
Le président Emmanuel Macron sort affaibli de ce scrutin : la situation politique du pays n’est pas clarifiée. Pire, elle est devenue encore plus floue. Tout oppose, ou presque, le RN, le NFP et la formation présidentielle, les trois blocs sortis vainqueurs des urnes.
Difficile d’imaginer qu’ils parviendront à se mettre d’accord sur la politique à mener. Même le choix du premier ministre relève du casse-tête.
Alors qu’une orientation forte est indispensable pour relever les défis écologique et sociaux des décennies à venir, la France plonge aujourd’hui dans une situation d’instabilité et de quasi-ingouvernabilité qui risque d’alimenter une polarisation des plus dangereuses pour le vivre ensemble ».
09 juillet 2024
Lire l’intégralité de l’article du 09/07/2024 « Le Nouvelliste (Suisse) en PDF
Commentaire/analyse signée des initiales LWU
« Il faudra désormais trouver des compromis »
Favori de la sixième circonscription des Français établis à l’étranger, celle qui couvre la Suisse et le Liechtenstein, Marc Ferraccia été réélu dimanche au deuxième tour des élections législatives.
Le député sortant et candidat de la formation présidentielle (Ensemble) a obtenu 59,48% des voix, devançant largement la candidate du Nouveau Front populaire (NFP), Halima Delimi (40,52%). Exprimant sa reconnaissance envers cette confiance renouvelée, cet ami du président Emmanuel Macron nous livre son analyse quant à l’avenir des débats à l’Assemblée nationale.
Vainqueur au premier tour, le Rassemblement national (RN) n’arrive finalement qu’en troisième position au second tour des législatives. Marc Ferracci, comment réagissez-vous à ces résultats ?
Ils représentent un soulagement, celui de constater que l’extrême droite n’obtient même pas la majorité relative à l’Assemblée nationale. Ce dénouement est le fruit de la stratégie de désistement républicain qui s’est opérée pour le deuxième tour.
De plus, ma famille politique (réd: le camp présidentiel) a réalisé un score supérieur à ce qu’on lui prédisait, constituant un bloc central autour duquel des majorités pourront se créer. Car il faudra trouver des compromis pour gouverner dans cette future Assemblée.
L’Assemblée nationale est-elle seulement capable d’en faire ?
Ce n’est pas dans notre culture, c’est vrai. Mais dans les circonstances actuelles, il est important que chacun prenne ses responsabilités et sorte de ses rigidités.
J’ai notamment bon espoir que les forces républicaines acceptent d’entrer en discussion et coupent les ponts avec les extrêmes, notamment à gauche avec La France insoumise (LFI).
Quels seront vos principaux objectifs en tant que représentant des Français de Suisse et du Liechtenstein à l’Assemblée ?
Je souhaite faire en sorte que les réformes obtenues ces deux dernières années, notamment concernant l’emploi et le chômage, ne soient pas remises en question. Je compte aussi faire des propositions sur le volet démocratique, afin de trouver de nouvelles manières de gouverner.
La Suisse peut-elle servir de modèle ?
Nous avons besoin de nous en inspirer, notamment pour construire des compromis et des coalitions. Au niveau local aussi, j’aimerais soutenir le développement de référendums à valeur contraignante, inspirés du référendum suisse.
Quel regard portez-vous sur la stratégie présidentielle de dissoudre l’Assemblée après les résultats obtenus ?
J’ai toujours dit que je comprenais le principe, mais pas le calendrier ni les modalités, car ils risquaient de donner un élan très important au RN. Si ma crainte sur ce point s’est évanouie, je réserve néanmoins mon jugement définitif à ce qu’il va se passer par la suite.
10 juillet 2024
Le Nouveau Front Populaire souhaite gouverner.
Ragaillardis par leur succès aux législatives, les députés de gauche ont débarqué en force à l’Assemblée nationale hier, avec l’espoir intact de gouverner seuls malgré l’absence de majorité absolue. Le camp présidentiel, qui prône le « réalisme » et une coalition plus large, a dénoncé cette posture.
Le patron du PS, Olivier Faure, arrivé en milieu d’après-midi au Palais Bourbon avec les élus socialistes, s’est dit « prêt à assumer » la fonction de premier ministre « dans le dialogue avec (ses) partenaires » du Nouveau Front populaire (NFP), une mise en garde face aux velléités de Jean-Luc Mélenchon d’envoyer un Insoumis à Matignon.
Très sollicité, l’ex-chef de l’État François Hollande, élu en Corrèze, a fait un retour remarqué, plaisantant sur l’orage imminent, alors qu’il s’est souvent attiré les foudres de la météo quand il était à l’Élysée.
Une gauche ragaillardie
Écologistes et Insoumis étaient arrivés par dizaines dans la matinée, requinqués par le score du Nouveau Front populaire, qui comptera plus de 190 sièges dans la future législature.
Même si elle est loin de la majorité absolue (289), la gauche plaide pour un gouvernement issu du NFP, promettant de proposer un nom de premier ministre et une équipe d’ici « la fin de semaine ».
Les conciliabules se multiplient donc et une stratégie semble se dégager : un exécutif restreint à la gauche mais « une assise plus large à l’Assemblée », a détaillé l’ex-président des députés socialistes Boris Vallaud.
ATS. Le Nouvelliste 10/07/2024
Merci pour cette publication, bien que n’appréciant pas une remarque désobligeante envers le NFP qui ne comporte que des Élus jouissant de leurs droits civiques, et qui ont aussi fait barrage partout, pour faire élire les représentants des Français établis à l’étranger… comme ils l’ont fait en métropole et dans les TOM-DOM.
Au passage, je rappelle la curiosité inédite… pour éliminer la Candidature d’André CHASSAIGNE au poste de Président de l’Assemblée… et même si ce n’est pas mon camp, je trouve par ailleurs anormal et antidémocratique, que le FN/RN ne dispose d’aucun poste dans le bureau, alors qu’il a plus d’Élus que précédemment et de plus qu’il y avait des responsabilités avant la dissolution…
Enfin, il serait temps de passer aux choses sérieuses… d’avoir un gouvernement, des Ministres, qui ne siègent plus… sans attendre la fin de PARIS2024, c’est-à-dire la fin des Jeux Paralympiques…
Je pense que Chassaigne aurait été plus apte que Braun-Pivet qui a marqué sa présidence par un parti pris déplorable contre LFI et contre la gauche en général