Quel contraste important entre l’enthousiasme généré par les Jeux Olympiques de Paris et les préoccupations quotidiennes des Français. Il est vrai que, pour beaucoup, les enjeux économiques et sociaux demeurent une priorité, souvent obscurcis par le faste et l’effervescence d’événements sportifs d’envergure.
Les JO peuvent susciter une fierté nationale et une célébration des exploits sportifs, mais il est indispensable d’évaluer les impacts réels sur la vie quotidienne des citoyens. Les préoccupations liées à la hausse du coût de la vie, au logement, à l’accès à des transports abordables restent pressantes. Si un événement peut rassembler et inspirer, il ne doit pas faire oublier les défis fondamentaux auxquels sont confrontées de nombreuses personnes.
Il est crucial que les décideurs prennent en compte ces réalités et œuvrent en faveur d’un équilibre entre la célébration du sport et l’amélioration des conditions de vie de l’ensemble des Français. En effet, les joies et les succès sportifs peuvent apporter un moment d’évasion, mais ils ne doivent pas remplacer les attentions nécessaires aux problèmes quotidiens. MC
Lucie Castets n’accorde aucune trêve à Emmanuel Macron. Désignée candidate au poste de premier ministre par le Nouveau Front populaire (NFP) le 23 juillet, l’économiste occupe le terrain. D’abord en soudant son camp. Samedi 27 juillet, elle a fait le déplacement à Lille, bastion socialiste du Nord, pour rencontrer des électeurs de gauche.
L’offensive passe aussi par un plan médias. Ce 28 juillet, entretien à la Tribune Dimanche, d’obédience macroniste. Comme lors de toutes ses interviews, Lucie Castets y exhorte le président de la République de la nommer : « Il doit prendre au sérieux le résultat des élections législatives et mettre au gouvernement la formation politique qui est arrivée en tête. »
- « Nous irons chercher des compromis avec les autres groupes, à l’exception du Rassemblement national »
Et donne des gages à sa coalition. Interrogée sur la procédure de déficit excessif intentée par la Commission européenne contre la France, elle accuse, offensive, la Macronie. « On a coutume de dire que la gauche rase gratis et que la droite est rigoureuse. Mais je constate que la majorité précédente a réduit les recettes annuelles de 40 à 50 milliards d’euros depuis 2017 et que des dépenses importantes ont été engagées sans condition de résultat », dénonce-t-elle, une allusion aux 200 milliards d’euros d’exonérations de cotisations aux entreprises.
Et de rappeler l’une des propositions phares du NFP : 150 milliards d’euros de rentrées fiscales nouvelles d’ici à 2027, notamment par une imposition sur le revenu plus progressive et une mise à contribution des patrimoines. Autre signal sur sa gauche – qui plaira aux communistes et aux insoumis – l’énarque souligne que « le NFP n’a pas pour objectif premier de respecter le pacte de stabilité », qui interdit les déficits supérieurs à 3 % du PIB.
Ce passage par les colonnes de la Tribune Dimanche, tout comme chez BFMTV vendredi 26 juillet, a pour objectif de rassurer sur sa capacité à diriger et sa méthode. « Nous irons chercher des compromis avec les autres groupes, à l’exception du Rassemblement national », déclare-t-elle à nos confrères de la presse écrite, tandis qu’à la télévision, elle reconnaît que le NFP « n’a pas de majorité absolue ».
- Cet été, seul le NFP est en campagne
Les ministres de son gouvernement devront être « pleinement en accord avec les orientations politiques » du NFP : abrogation de la réforme des retraites, revalorisation du pouvoir d’achat… Mais l’aspirante à Matignon concède qu’à l’Assemblée, faute de majorité absolue, « la question sera de trouver projet après projet, sujet après sujet, un chemin pour gouverner ».
Cela signifie faire voter le camp présidentiel sur certains sujets ou, sans le dire explicitement, accepter le soutien des élus RN sur certains textes tels que l’abrogation des réformes de l’assurance-chômage ou de celle des retraites.
Pour mieux masquer sa défaite aux législatives, Emmanuel Macron a imploré une trêve politique le temps des jeux Olympiques. Il pourrait bien s’en mordre les doigts. Cet été, seul le NFP est en campagne pour faire connaître ses mesures et son nouveau visage, Lucie Castets. Aucune autre coalition n’a de candidat pour Matignon.
Gaël De Santis. L’Humanité. Source (Extraits)
Dommage pour le camp de la majorité… que Madame Lucie CASTETS ne soit pas de leur camp…Elle remplit toutes les cases… Elle a un beau pedigree et fait trembler.. tant mieux..
Un déficit de 3% fu pib c’est déjà énorme, sachant le risque d’augmentation des taux c’est en plus idiot. Avec 150 milliards de plus d’impôts ça fait une ponction sur le PIB qui va atteindre 65%, et ça veut dire aussi doubler l’impôt sur le revenu et tripler celui sur les actions. Autant dire que ce programme n’a aucune chance d’être voté. Je rajouterai que Mme Castets prend le risque de tutelle. Et elle n’a visiblement pas compris que faire du déficit en ayant criée sur les toits qu’on ne rembourserait pas c’est pas très intelligent.