Atchoum, etc.
Comme d’habitude, ils auront du mal à dire que c’est un échec. Reste que ça n’a pas marché. Malgré l’implication envahissante du premier ministre Gabriel Attal et une intervention télévisée présidentielle de dernière minute. Emmanuel Macron et sa tête de liste, Valérie Hayer, ont essuyé un cuisant revers électoral ce dimanche 9 juin. Renaissance n’est parvenu à totaliser que 14,6 % des voix.
C’est le score le plus faible enregistré pour une liste soutenue par la majorité présidentielle depuis 2014 […]. Valérie Hayer est 17 points derrière Jordan Bardella – une spectaculaire déroute.
À ce titre, l’échec de la Macronie est double. Le scrutin acte l’impopularité croissante du camp présidentiel, y compris dans des segments électoraux qui lui étaient encore acquis en 2022. L’électorat social-démocrate, réservoir de voix déterminant lors de la victoire d’Emmanuel Macron en 2017, boude désormais franchement Renaissance, en témoigne le score de Raphaël Glucksmann, qui talonne la Macronie avec 13,83 % des voix.
Ce rapprochement des courbes entre le PS et Renaissance fait en outre dérailler le récit macroniste d’une élection qui devait se résumer à un duel entre libéraux et extrême droite. Les macronistes marquent le pas également dans l’opération de siphonnage des « Républicains », puisque la liste LR se maintient autour du même score qu’en 2019 (7,24 % contre 8,6 %). Sanctionné sur sa droite et sur sa gauche, le camp présidentiel perd sa force de synthèse et se rabougrit sur son socle.[…]
La dissolution, l’ultime acte d’un apprenti sorcier des institutions de la Ve République
Emmanuel Macron et Gabriel Attal sortent très affaiblis de ce scrutin, dernier test national avant la prochaine présidentielle. Plus impliqué dans la dernière phase de la campagne, le président de la République est allé jusqu’à prendre la parole en interview, le 6 juin, pour conjurer les Français de ne pas voter RN : « Si demain, la France envoie une très forte délégation d’extrême droite à Bruxelles, l’Europe pourrait être bloquée. Vous n’aurez pas l’Europe des vaccins, ce sera l’Europe de la chloroquine ou du vaccin Spoutnik. » Un cri d’orfraie qui n’aura convaincu que ceux qui l’étaient déjà. […]
Lors de son interview, il y a trois jours, le chef de l’État avait refusé de répondre à la question d’une éventuelle dissolution en cas de déroute électorale : « Je sais une chose, je ne crois pas aux sondages, je crois aux élections. » Ces dernières ont donné leur verdict, et il est sans appel. […]
Article composé en grande partie du texte de Cyprien Caddeo. Source (extraits – réservé abonné)
Il aurait été plus logique que Macron demisionne, car ce vote est d’abord son rejet. Il a choisi le coup de poker. C’est risqué
Il veut un plebiscite à la de Gaulle, et ce n’est pas si mal pensé quoique l’on en pense et dise. Si le RN l’emporte, il pourra leur jeter le bébé avec l’eau du bain, si la gauche se serre les coudes la démocratie survit grâce à lui, et si les mécontents de droite modérée tremblent ce qui est très possible, il finit en apothéose malgré une Europe qui n’avance pas mais vu qu’elle n’a toujours pas passer la seconde…
oui, mais il n’a pas le prestige du Général.. » il ne lui arrive pas à, la cheville
LE Général, avait su se retirer après l’échec du référendum sur la régionalisation..