Le songe

Couchée auprès de mon amant,
Au quatrième embrasement,
Toujours campée à la renverse,
Je m’endors assez promptement.
Un rêve vient à la traverse :
Je crois tenir un gros serpent,
Non serpent engourdi, rampant ;
Qui plus est, je sens qu’il s’allonge
De près d’un pied, oui, sans mensonge.
Je m’éveille dans le moment,
Croyant bien que j’étais perdue,
Je tenais effectivement
Celui dont Eve fut mordue.


Extraits de l’anthologie de Marcel Béalu. « Poésie érotique »


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