Pesticides : vers des autorisations de mise sur le marché facilitées ?
Le ministère de l’Agriculture a initié, le 15 mars 2024, un cycle de réunions de travail sur les alternatives aux produits phytosanitaires interdits. Le risque de voir davantage de pesticides autorisés est pointé.
Ces réunions de travail filière par filière doivent réunir les acteurs institutionnels – administrations, Anses, Inrae, Acta, chambres d’agriculture… – et les représentants de la profession agricole. Une initiative supplémentaire parmi de nombreux dispositifs existants, dont les contours demeurent flous et dont les objectifs inquiètent.
Le ministère affirme vouloir analyser les préoccupations apparues au sein de la profession agricole, « ces dernières semaines », sur de possibles « distorsions de concurrence sur certains usages de produits phytopharmaceutiques ». La France délivrerait moins d’autorisations de mise sur le marché de pesticides que d’autres États membres de l’Union européenne, au désavantage des agriculteurs français.
En cause, d’éventuelles surtranspositions françaises des directives européennes en la matière, à « lever si tel était le cas, dans le cadre réglementaire et de sécurité pour la santé publique et l’environnement », a indiqué le ministère.
Une initiative « mal cadrée », selon Sylvie Colas, secrétaire nationale de la Confédération paysanne, en charge des questions phytosanitaires, qui souligne également un manque de précision dans les objectifs annoncés.
Le ministère de l’Agriculture déclare envisager plusieurs solutions, notamment réglementaires : stimuler la demande d’autorisation de mise sur le marché (AMM) ou étendre les autorisations existantes.
La Confédération paysanne, qui se positionne en faveur d’une sortie des pesticides, reste disposée à travailler sur l’extension d’homologation à d’autres cultures de certains produits autorisés sur le territoire pour une culture donnée.
En effet, l’homologation sur des cultures peu développées n’est pas réclamée par les industriels pour des raisons de coûts. Mais l’organisation reste fermement opposée à l’augmentation des doses – une demande d’autres syndicats –, notamment de glyphosate : « Il existe des alternatives, explique Sylvie Colas.
Jessica Stephan. Source (Extraits)
À force de pousser l’agriculteur à produire toujours plus, au moindre coût, a laissé s’implanter des usines à produire volatiles, vaches ou porcs, bourrés d’antibiotiques d’une part et pour un rendement maximum dans les champs, vignobles et vergés, poursuivront la diffusion des pesticides… dont nous savons qu’ils sont cancérigènes. N’est-ce pas une manière d’autoriser la vente d’une production favorisant les maladies graves dans la population par nos gouvernants et certains élus ?.
À quel moment les agriculteurs, intermédiaires de la distribution, du commerce, les gouvernants, prendront conscience de cette pollution sanitaire à grande échelle et interdiront l’exploitation des produits pesticides des entreprises chimiques, qui non seulement abime la nature, (eaux, algues vertes, etc) mais aussi et surtout les humains.
MC
C’est le suicide d’une profession avec un grave problème de santé publique
bonjour les dégâts, merci qui ?