L’attaque sanglante est survenue, ce vendredi 22 mars 2024 dans la soirée, au Crocus City Hall, une grande salle de concert de la banlieue nord-ouest de Moscou, après qu’au moins trois hommes en tenue de combat ont pénétré les lieux, indique l’agence de presse russe RIA Novosti. Les forces de sécurité (FSB) feraient état d’une centaine de morts et autant de blessées. Le bilan demeure provisoire.
En plus de leurs armes automatiques, les assaillants auraient également fait usage d’explosifs. Peu après, un gigantesque incendie s’est déclaré. Et des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent de grands panaches de fumée noire au-dessus du bâtiment. Les médias russes rapportent que cette salle de concert Crocus a une capacité de 6 200 spectateurs et que l’événement qui devait avoir lieu ce 22 mars était complet.
Enquête ouverte pour « acte terroriste »
« Une terrible tragédie s’est produite aujourd’hui dans le centre commercial de Crocus », a déclaré le maire de Moscou, Sergei Sobyanin. Toutes les manifestations et événements prévus ce week-end ont été annulés par les autorités.
« Les sauveteurs travaillent 24 heures sur 24 sur le site (…) Le travail se poursuivra pendant encore, au minimum, quelques jours », a écrit sur Telegram le gouverneur de la région de Moscou, Andreï Vorobiov. Selon le Comité́ d’enquête russe, certaines victimes ont été tuées par balle, d’autres par les fumées du vaste incendie qui a ravagé́ le bâtiment abritant la salle de concert du Crocus City Hall. La salle de concert « a complètement brûlé́ (…) Ce qui reste du plafond risque de s’effondrer », a indiqué́ le gouverneur.
L’attaque, la plus meurtrière en Russie depuis de longues années, a été revendiquée dans la soirée de vendredi par l’État islamique au Khorassan (EI-K), une branche de l’État islamique implantée en Afghanistan. Les autorités russes n’ont, pour l’heure, pas évoqué cette organisation jihadiste ni sa revendication. Elles ont en revanche arrêté 11 personnes, dont quatre assaillants présumés qui, selon le FSB, tentaient de fuir vers l’Ukraine. Vladimir Poutine semblait attendre des précisions sur les circonstances de ce massacre avant d’intervenir publiquement. Kiev, de son côté, a démenti dès vendredi soir toute implication.
Une avalanche de réactions internationales
L’Ukraine « n’a absolument rien à voir » avec l’attaque, selon le conseiller de la présidence ukrainienne, Mykhaïlo Podoliak la qualifiant également d’« acte terroriste ». « Je vous déconseillerais, à un stade aussi précoce, de faire un lien avec l’Ukraine », a abondé John Kirby, porte-parole du Conseil de sécurité nationale.
L’attentat a suscité aussitôt une multitude de réactions internationales.
- La Maison-Blanche s’est dite « en pensées aux côtés des victimes de la terrible attaque ».
- Le chancelier allemand Olaf Scholz a condamné ce 23 mars ce déferlement de haine et de mort « contre des spectateurs innocents lors d’un concert à Moscou ».
- Paris, tout comme Londres et Pékin avaient dénoncé peu avant, « avec la plus grande fermeté », l’attentat terroriste.
La Russie a connu plusieurs antécédents d’attentats islamistes au cours des trois dernières décennies en Tchétchénie ou dans plusieurs républiques du Caucase où vivent des populations musulmanes.
L’hydre fabriquée par les américains et leurs alliés saoudiens pour supprimer le clan El Assad en Syrie à échappé à ses maîtres pour devenir une puissance terroriste.
Avons nous encore le droit de rêver à une Paix universelle ? une sorte de Paradis sur terre, où nous serions tous égaux ?