Si vous n’en lisiez qu’un…

… dans la pléthore « d’autobiographies » sur le viol, ce livre est à lire.

Lire ce genre de livre n’est pas aussi facile que de lire un roman qui est le plus souvent un temps de délassement. Pour assimiler a la fois l’engrenage ayant amené à, comprendre le temps nécessaire à trouver les mots pour s’exprimer sur un fait parfois cacher par une amnésie, avoir le courage de souhaiter une réparation judiciaire – qui au final n’absout jamais définitivement le mal, fait.

La description faite par l’auteur, du moment où basculant de l’amnésie, la victime en arrive a la revisitation de l’instant du viol, est parfaitement bien « décrit ». La transmission au lecteur – tout au moins pour ma part – est si bien imagé que l’on comprend instantanément ce que l’auteur ressent. Les mots choisis, les phrases ciselées, nous aide à comprendre en un instant a la fois les réactions antérieures et la découverte d’un autre avenir après avoir accepté la reconnaissance de ce viol.


Texte 4ᵉ de couv

En apparence, Elsa est une femme épanouie et pétillante. Pourtant, au fond d’elle-même, elle est rongée par de terribles angoisses, sans vraiment comprendre pourquoi. Jusqu’à une nuit d’insomnie où le traumatisme que sa mémoire refoule depuis 30 ans revient d’un seul coup : à 8 ans, elle a été violée par son médecin traitant.

Dans ce livre, Elsa brise la loi du silence pour inciter les victimes à oser parler et donner des mots à celles qui n’en ont plus. Elle se bat aussi pour que la loi française évolue et que de tels actes ne puissent plus être prescrits. Parce qu’il y a des choses qui marquent une existence au fer rouge et qui ne s’oublient jamais…


ELSA LÉVY est romancière, chroniqueuse, plasticienne et journaliste. Elle a notamment écrit pour Europe1, Causette, Médiapart et Le Parisien.
Je n’oublierai jamais est un témoignage émouvant, mais également un plaidoyer pour changer la loi française sur le viol des mineurs.


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