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En son temps pasteur récoltait toute la défiance envers ses « trouvailles ».

Comment être sûr que ce professeur Henri joyeux soit selon les medias relayant les instances « officielles pharmacologiques et médicales » un hurluberlu … Ces mêmes instances qui a l’image de l’agence du médicament (ANSM) a délivré en leurs temps : Thalidomide, Médiator, Vioxx , etc., qui a interdit cet été en France 55 médicaments d’exploitations commerciales, rien que ça. Des médicaments proposés par des laboratoires connus, qui pourtant, ont avant commercialisation obtenus toutes les autorisations de mise en vente en bonne et due forme … C’est vrai aussi que de tout temps il y a eu des charlatans, des illuminés prétextant guérir des maladies incurables par la foi, l’abstinence, l’opposition des mains, ou tout simplement de la Poudre de Perlimpinpin à l’image de l’invention par un pharmacien américain du Coca-Cola, produit miracle en son temps, guérissant tous les maux. Etc. MC


Essais cliniques sauvages: le controversé professeur Joyeux

Au centre d’un essai clinique illégal mené sur 350 patients, le Professeur Henri Joyeux, ancien cancérologue reconverti dans l’alimentation, s’est distingué pour, ses prises de positions pour le moins controversées.

Mais qui est le professeur Henri Joyeux ?

Jeudi, « un essai clinique sauvage » d’une ampleur rare interdit par l’Agence du médicament (ANSM) a fait ressurgir sur le devant de la scène ce médecin controversé. En dehors de tout cadre légal, des molécules aux effets inconnus étaient testées via des patchs dans une abbaye proche de Poitiers sur au moins 350 malades atteints des maladies de Parkinson ou d’Alzheimer.

« C’est absolument inadmissible, c’est un vrai scandale, je pense qu’il y aura des poursuites pénales, le procureur est saisi. Le professeur Joyeux avait demandé aux patients de ne pas prévenir leurs médecins », a indiqué la ministre de la Santé Agnès Buzyn. « Ces personnes ont été victimes de fausses informations », a-t-elle ajouté, en soulignant que « quand on est malade, la vulnérabilité fait qu’on est beaucoup plus sensible » aux discours promettant un « traitement miracle ».

1.000€ demandés aux patients

De l’argent était demandé aux patients pour ces traitements, pour un coût évalué à « 1.000 € par sujets inclus » dans l’essai, selon des e-mails envoyés à partir de 2017à des patients recrutés pour l’expérimentation, publiés par la radio Europe 1.

Au centre de cette affaire figure donc le professeur Joyeux, vice-président de la structure baptisée Fond Josefa, présentée comme « un fonds de dotation à but non lucratif ». Selon lui, cette « fondation spirituelle », qui doit son nom à une religieuse catholique espagnole décédée en 1923, détient « la propriété des brevets » sur les molécules en question. « Ça n’a rien à voir avec un essai clinique », s’est-il défendu, affirmant auprès d’Europe 1 que « le président du Fonds Josefa, Jean-Bernard Fourtillan, a découvert une hormone qui peut être utile pour les patients. J’ai confiance dans sa découverte ».

Figure de proue des anti-vaccins, cancérologue, spécialiste en chirurgie viscérale reconverti dans l’alimentation, le professeur Henri Joyeux se définit comme un « lanceur d’alerte ». Personnage polémique à l’aura contestée par l’immense majorité de la communauté médicale, il s’est d’abord fait connaître du grand public par des conseils de diététique et d’hygiène de vie, détaillés dans de nombreux livres. Père de 6 enfants, il a également présidé de 2001 à 2013 l’association Familles de France, réputée conservatrice.

Outre les essais cliniques illégaux menés près de Poitiers, le professeur montpelliérain est, à 74 ans, au centre d’une autre polémique. Elle porte sur des pétitions anti-vaccins publiées sur internet en septembre 2014 et mai 2015. Cela lui a valu de comparaître devant les instances disciplinaires de l’Ordre des médecins. Radié en première instance, il a été blanchi en appel. Le Conseil d’État, qui a cassé l’annulation de la radiation fin juillet et il devra donc être rejugé devant l’Ordre des médecins.

Proximité avec les médecines « alternatives »

Mais les vaccins restent l’un de ses chevaux de bataille : de réunions publiques en interventions sur Internet, toujours tiré à quatre épingles, le professeur déroule son discours avec aisance et une bonhomie toute méridionale, assurant n’en combattre que les « abus ». Sa cible : la supposée « dictature vaccinale », expliquait-il lors d’une conférence organisée en novembre 2017 dans un théâtre parisien, aux côtés du prix Nobel Luc Montagnier découvreur du VIH (Sida).

Quelques années auparavant, il exposait dans son livre « La Pilule contraceptive » (2013), les dangers supposés de la pilule et accusait les autorités médicales d’entretenir le silence à ce sujet, sur fond de soupçons envers les laboratoires pharmaceutiques. Lié à l’association pour la protection de la santé naturelle, Henri Joyeux a aussi été épinglé par le passé pour sa proximité avec un site Internet de médecines « alternatives » à vocation commerciale.

Désormais, le professeur s’expose à des poursuites judiciaires. Mener un essai clinique sans autorisation est passible de 15.000 euros d’amende et d’un an de prison.


Article non signé paru dans le Dauphiné Libéré du 21/09/2019