Malgré des avancées notables aux niveaux scientifiques, socio-culturels, éducatifs et artistiques, le clitoris, organe incontournable du plaisir et de la jouissance féminin, reste méconnu, blotti dans l’ombre du vagin et relégué le plus souvent dans le jeu des préliminaires.
Historiquement, il faut croire que l’idée d’une jouissance féminine active, variée et détachée de la pénétration à proprement parler a quelque peu angoissé les hommes, qu’ils soient d’église(s) ou de psychanalyse, au point de dissimuler le pauvre organe – qui ne demandait pourtant que de l’affection et le doux compagnonnage d’une langue ou d’un doigt – derrière un mur de non-dits, de mensonges et d’ignorance.
La sexualité féminine pose un tel problème à certains hommes sur la planète qu’ils leurs coupent cet organe, tandis que d’autres imposent aux femmes de se dissimuler sous d’infâmes hardes afin d’en demeurer « les maîtres exclusifs ». A noter que les « cathos » ne sont pas exempts, en moins barbares, toutefois, puisqu’il subsiste un précepte qui leur enjoint de ne pas prendre de plaisir à l’occasion de la procréation.