Ne résous pas « le cas » palestinien

Rivalisant d’indécence Donald Trump et Benyamin Netanyahou se sont mutuellement — et longuement — congratulés hier, devant la Knesset, le Parlement israélien.
L’un remerciant le « meilleur allié » de toute l’histoire d’Israël, l’autre vantant les mérites de son hôte du jour et l’utilisation des armes états-uniennes pour conduire le génocide (terme non employé, évidemment) à Gaza.

Derrière son intervention, aux airs parfois potaches malgré la gravité du moment, se dessine tout le projet du locataire de la Maison-Blanche, qui n’est pas pour déplaire à son fidèle allié : instaurer « la paix par la force » au Moyen-Orient pour en faire une place de profits juteux, avec « Bibi » comme relais.
Exit donc la reconnaissance de la Palestine ou la fin de l’occupation et colonisation israélienne. « Je ne parle pas d’un seul État, de double État ou de deux États. Nous parlons de la reconstruction de Gaza », a évacué Trump dans l’avion qui le ramenait d’Égypte hier soir.

À la Knesset, deux députés courageux, le communiste Ayman Odeh et le membre de Hadash, Ofer Cassif, ont brandi face à lui un message : « Reconnaissez la Palestine ! » Immédiatement éjectés. Leurs voix n’en portent pas moins, relayées ces dernières semaines par des centaines de milliers de manifestants à travers le monde.
La libération des derniers otages israéliens et celle des prisonniers palestiniens hier devraient être synonymes d’un espoir véritable. Celui de la garantie de la fin définitive des bombardements, bien sûr, mais aussi de la fin de l’apartheid et de la naissance, enfin, d’un État palestinien. Une voie à défendre. Encore, toujours


Julia Hamlaoui

L’avis de RBLAPLUME

C’est une mise en scène à l’américaine avec des comparses de circonstances.
M. Trump a fait son « show ».
Jupiter a été moqué devant les chefs d’État et les télévisions étrangères convoqués par les puissances invitantes, les États-Unis et Israël.
Pour ce qui de l’État de Palestine, on ne l’a pas évoqué !
Est-ce la paix ?
J’en doute.
Une fois est sûre, au moins, les otages sont libérés. Tant mieux.
Il reste des dépouilles à remettre aux familles israéliennes et à sortir des ruines les morts palestiniens.
Sans compter la reconstruction à Gaza des infrastructures médicales, sanitaires, des villages et des villes, des écoles, etc.
Avec qui ? Pour qui ? Financée par qui ?
Avec quelles structures démocratiques ?
Avec quelle tutelle pour amener à bien une telle construction de paix ?
Puis, le peuple palestinien, à Gaza et en Cisjordanie, est à libérer des oppressions.
Leur donner la souveraineté d’un véritable État et les institutions qui vont avec.
Il faut libérer et aussi rendre sa liberté à Marwan Barghouti, membre du Conseil Législatif palestinien depuis 1996.
Enlevé à Ramallah, le 15 avril 2002, il est emprisonné après un procès en Israël.
Ça fait 23 ans !
Différentes personnalités se soucient de son sort.
Certains évoquent la reconnaissance de crime de sang dans le cadre de ses activités de militant palestinien.
Mais aujourd’hui, Israël rend la liberté à de nombreux militants ayant commis des crimes de sang.
D’autres leaders ont commencé, sous cette forme de combat pour libérer leur pays.
Puis, ils sont devenus des chefs d’État !
Alors pourquoi pas lui ?
Quand on parlera réellement de paix, on commencera par le libérer.
Un leader digne de ce nom pourrait incarner un espoir de paix.
Mandela est resté vingt-sept ans derrière des barreaux en Afrique du Sud.
Tous ces parterres de chefs d’État et de personnalités veulent-ils vraiment la paix ou s’apprêtent-ils à semer les ferments d’autres guerres et crimes de guerres accompagnés de famines pour les Palestiniens.
La souffrance des familles de part et d’autres du Jourdain ainsi que les morts Israéliens et Palestiniens civils et militaires d’aujourd’hui n’auront servi à rien ?
RBLAPLUME


Une réflexion sur “Ne résous pas « le cas » palestinien

  1. raannemari 14/10/2025 / 12h41

    Mais qui peut encore croire ces deux bouffons malfaisants !

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