C’est étrange que des personnes très ancrées politiquement à droite crient « au charron » face aux jugements de la justice, alors qu’elles sont condamnées parce qu’elles se croyaient au-dessus des lois, pensant que leurs fonctions les protégeaient de poursuites pénales ou financières. Parmi eux, Sarkozy, ancien président, pensait qu’ils n’oseraient pas agir. Pourtant, lui qui est habitué aux magouilles, a déjà été jugé, et à chaque condamnation, il perd une partie de ses plumes le coq de Neuilly. MC
Le tribunal a toutefois relaxé l’ancien président des chefs de corruption passive, de détournement de fonds publics libyens et de financement illicite de campagne électorale, ce que n’a pas manqué de souligner l’ex-chef d’Etat. « J’ai été renvoyé devant ce tribunal pour quatre délits. Sur trois, j’ai été relaxé. Pas de financement trouvé, pas de corruption. Je suis donc condamné pour avoir prétendument laissé faire deux de mes collaborateurs qui auraient eu l’idée d’un financement illégal de ma campagne », a rappelé l’ancien président de la République.
La peine de prison est assortie d’un mandat de dépôt à effet différé avec exécution provisoire. Cela signifie que l’ancien président de la République ne sera pas incarcéré à la sortie du tribunal, mais qu’il doit être convoqué devant le procureur dans les semaines à venir pour déterminer les modalités d’exécution de sa peine. L’incarcération doit ensuite débuter dans un délai de quatre mois maximum. Toutefois, Nicolas Sarkozy, qui a 70 ans, peut demander une libération conditionnelle du fait de son âge. Le fait que sa peine soit assortie d’une exécution provisoire veut dire qu’elle s’appliquera même si Nicolas Sarkozy fait appel, dans l’attente d’un éventuel nouveau procès.
Suite à l’affaire d’autres ont été jugés…
• Claude Guéant, ancien ministre et bras droit de Nicolas Sarkozy. L’ex-ministre de l’Intérieur était poursuivi pour avoir été en contact avec de hauts dignitaires libyens afin d’obtenir des fonds, via les réseaux des intermédiaires Ziad Takieddine et Alexandre Djouhri, et pour avoir favorisé « le pacte de corruption » entre Nicolas Sarkozy et Mouammar Kadhafi. Aujourd’hui âgé de 80 ans, il a été condamné à six ans de prison, qu’il n’effectuera pas en raison de son état de santé. Il écope aussi d’une amende de 250 000 euros. Une peine plus sévère que ce qu’avait requis le Parquet national financier (six ans de prison, 100 000 euros d’amende).
• Brice Hortefeux, ancien ministre et soutien de Nicolas Sarkozy. Ami fidèle de l’ancien président de la République, il était jugé pour avoir agi comme intermédiaire à travers le réseau de Ziad Takieddine et pour avoir organisé des transferts de fonds publics via des comptes offshore. Agé de 67 ans, il écope d’une peine aménageable de deux ans de prison et de 50 000 euros d’amende. Les procureurs financiers avaient requis trois ans d’emprisonnement, 150 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité.
• Eric Wœrth, ancien ministre et trésorier de campagne. Le trésorier de la campagne de Nicolas Sarkozy en 2007(Nouvelle fenêtre), ancien ministre du Travail et du Budget, a été relaxé. Le Parquet national financier avait requis un an de prison et 3 750 euros d’amende.
• Thierry Gaubert, ex-collaborateur de Nicolas Sarkozy. Cet homme de 74 ans était soupçonné d’avoir reçu de Ziad Takieddine quelque 440 000 euros, une somme qui aurait pu alimenter la campagne électorale de Nicolas Sarkozy. Le tribunal a acté l’extinction de l’action publique qui le visait. Le parquet avait réclamé trois ans d’emprisonnement, 150 000 euros d’amende et cinq ans d’inéligibilité.
• Alexandre Djouhri, homme d’affaires franco-algérien. Agé de 66 ans, il était suspecté d’être au cœur de l’autre réseau de corruption allégué dans ce dossier, via l’argentier du régime libyen, Bachir Saleh, dont il est soupçonné d’avoir organisé l’exfiltration en 2012 afin de le faire taire. Il a été condamné à six ans de prison avec mandat de dépôt pour blanchiment aggravé de fraude fiscale et de corruption active de Claude Guéant, trafic d’influence actif et association de malfaiteurs. Il écope aussi d’une amende de 3 millions d’euros et de 15 ans d’interdiction de gérer une entreprise, avec exécution provisoire. Le parquet avait demandé cinq ans d’emprisonnement, 4 millions d’euros d’amende ainsi qu’une interdiction de gérer pendant cinq ans.
• Edouard Ullmo, ancien cadre d’Airbus. Ce cadre du groupe aéronautique, qui comparaissait pour avoir fait payer des commissions à Alexandre Djouhri en marge de la vente de 12 avions à la compagnie libyenne Afriqiyah Airways, a été relaxé. L’accusation avait requis trois ans de prison, dont deux ans avec sursis, et 375 000 euros d’amende.
• Ziad Takieddine, intermédiaire franco-libanais. Mort mardi au Liban, l’homme d’affaires, aux déclarations évolutives, était depuis 2012 l’accusateur principal dans ce dossier. Visé par un mandat d’arrêt, il ne s’est jamais présenté à l’audience et a donc été jugé en son absence. Jeudi, le tribunal a déclaré éteinte l’action publique à son encontre, en raison de son décès.
• Bachir Saleh, argentier du régime libyen. En fuite, l’ancien directeur de cabinet de Mouammar Kadhafi a été jugé en son absence et condamné à cinq ans d’emprisonnement et quatre millions d’euros d’amende.
• Wahib Nacer, banquier franco-djiboutien. L’homme de 80 ans, soupçonné d’avoir manœuvré avec Alexandre Djouhri, était poursuivi pour 11 infractions. Il a été condamné pour complicité de trafic d’influence en lien avec Claude Guéant, blanchiment aggravé de fraude fiscale et blanchiment de corruption active à quatre années d’emprisonnement avec mandat de dépôt et 2 millions d’euros d’amende, soit plus que ce qu’avait requis le parquet.
• Khaled Ali Bugshan, milliardaire saoudien, et son cousin Ahmed Salem Bugshan. Ces deux Saoudiens étaient poursuivis dans le sous-volet des tableaux flamands vendus par Claude Guéant et destinés à maquiller un virement de 500 000 euros. Si Ahmed Bugshan a été relaxé, Khaled Ali Bugshan écope de trois ans d’emprisonnement, 4 millions d’euros d’amende et une interdiction de diriger une entreprise pendant quinze ans.
• Sivajothi Rajendram, avocat malaisien. Il était accusé d’avoir acheté les tableaux à Claude Guéant. Il est condamné à 18 mois d’emprisonnement, 100 000 euros d’amende, et un mandat d’arrêt est délivré contre lui, bien qu’il soit présumé mort.
Et pour clore pour le moment
Condamnation de Nicolas Sarkozy : Bruno Retailleau apporte « son soutien » à l’ancien président
« Je ne doute pas que [Nicolas Sarkozy] saura mettre toute son énergie à se défendre devant la cour d’appel et faire prévaloir son innocence », a écrit le président du parti Les Républicains dans un communiqué.
Article réalisé d’après diverses sources autorisées et se recoupant. MC
C’est lui qui voulait débarrasser la France de la racaille, le voilà exaucé 😉