Non, faut pas s’en fiche.

Cela fait trois mois que la polémique colle au premier ministre comme le sparadrap du Capitaine Haddock. Que savait François Bayrou des agressions physiques, sexuelles et psychologiques au sein de l’établissement privé catholique Notre-Dame-de-Bétharram ? A-t-il cherché à protéger l’école béarnaise où sa femme a travaillé et ses enfants ont été scolarisés, dont Hélène Perlant, sa fille elle-même victime qui vient de témoigner ?

Le maire de Pau, ex-député de la circonscription et ancien président du conseil départemental des Pyrénées-Atlantiques, a plusieurs fois assuré, devant la représentation nationale, qu’il ne savait rien. Il aurait pourtant menti à 14 reprises, d’après le décompte de Mediapart. La commission d’enquête devant laquelle auditionne François Bayrou ce mercredi 14/05/2025 notamment faire la lumière sur les faits.
Le premier ministre ne peut, cette fois, pas mentir sans risquer une poursuite pour parjure.

Après avoir levé la main et dit « je le jure », François Bayrou a tenu à dire pourquoi cette audition est « très importante ». « Enfin… », a-t-il lâché, avant de forcer la commission à écouter un propos liminaire auquel il n’avait théoriquement pas le droit au vu des règles de fonctionnement de la commission.

Très vite, l’audition se tend. Il faut l’intervention de la présidente de la commission, Fatiha Keloua-Hachi, pour qu’un recadrage intervienne, après que François Bayrou a détaillé son « lien avec Bétharram » datant d’il y a « presque un quart de siècle ». « Cette audition est celle du premier ministre, du président du conseil général et ministre de l’Éducation », l’interrompt la socialiste. Façon de rappeler que ce n’est pas le père d’élève qui est invité à s’exprimer. …


À suivre, car il est impossible d’en rester là.


2 réflexions sur “Non, faut pas s’en fiche.

  1. rblaplume 15/05/2025 / 8h25

    Hélas, cet homme politique est l’illustration de ces hommes ou femmes qui se flattent d’avoir commis une réforme, une loi modifiant le cours de l’histoire économique ou sociale, voire éducative.
    Puis lorsqu’on leur demande des comptes, il minimise leur rôle, voire se font commentateurs de leurs actions.
    Mais ils ne sont jamais responsables en mettant en cause le contexte, la mémoire, etc.
    Tous ces personnages s’affranchissement de toutes les règles institutionnelles ou pas.
    Quant à la probité ne serait ce qu’intellectuelle, il ne faut pas y penser.
    Quant à l’éthique, la morale, les convictions, ces notions ou valeurs et principes, ce ne sont que des éléments de langage au mieux !
    RBLAPLUME

  2. bernarddominik 15/05/2025 / 13h44

    Un calotin qui a tout fait pour minimiser les violences dans les institutions religieuses. Il ment, mal.

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