Irrésolution

Sans doute lirez-vous – ou pas – le livre de Nathalie Azoulay : « Toutes les vies de Théo », un roman paru aux éditions P. O. L. À celles ou ceux qui attendaient d’entendre les différentes positions concernant le conflit en cours au Moyen-Orient…

Après la dernière page lue, il est difficile de qualifier ces textes comme un roman épousant la société, je dirais que c’est plus un essai sur la vision de personnes — des femmes en majorités — pratiquantes de trois cultes : juif-catholique d’abord, arabe-catholique ensuite, puis musulman et retour au catholicisme.

Vous voilà perdu par ce raccourci et c’est bien normal. Pourtant, la narration et les chapitres se suivent, se lisent facilement et invitent à suivre le cours de la vie de Théo à travers les femmes qu’il a connues. Pas de pathos, aucune scène sensuelle, rien que des déclarations envers la société actuelle et des non-dits.

J’ai lu ce livre et découvert à travers ces textes, les différents positions et ressentiments de personnes — en l’occurrence des femmes — se sentant engagés par leurs naissances et origines cultuelles, à prendre des positions vis-à-vis du conflit du Moyen-Orient.
Les jugements sont souvent à l’emporte-pièce et ne sont raisonnés qu’à partir de postures religieuses, nulle référence politique directe, géopolitique ou historique.
Toutefois, le livre refermé, me restera-t-il longtemps quelques souvenirs de ces nombreuses pages ? MC

4ᵉ de Couverture

  • On aurait voulu inventer ta vie, Théo, qu’on n’aurait pas osé, dit Léa. Tu auras passé la première moitié à vouloir être juif et la deuxième à vouloir être arabe.
  • Et toi, à vouloir oublier que tu étais juive puis à t’en vouloir d’avoir voulu l’oublier, dit-il du tac au tac.
  • Au moins, moi, je me débrouille avec ce que je suis. Mais qui sait, un jour, tu seras peut-être toi-même…

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