Le secteur de l’automobile…

… plombé par les droits de douane.

Donald Trump continue sa vaste offensive commerciale.

Après l’acier et l’aluminium, le président américain s’attaque au secteur automobile.

Ces droits de douane de 25 % s’appliqueront à « toutes les voitures non fabriquées aux États-Unis et à certaines pièces détachées », a déclaré le président américain depuis la Maison Blanche, précisant qu’ils entreront en vigueur « le 2 avril 2025 et que nous commencerons à les collecter le 3 ».
Le taux total de taxation sera de 27,5 % de la valeur. « Nous allons faire payer les pays qui font des affaires chez nous et prennent notre richesse », a-t-il expliqué.

Il n’y aura que des perdants

Les partenaires commerciaux des États-Unis, le 27 mars 2025, réagissent à la nouvelle offensive de Donald Trump contre le libre-échange.
La fédération des constructeurs automobiles allemands décrit cela comme un « signal fatal pour le libre-échange » et avertit qu’il n’y aura « que des perdants » dans la « guerre commerciale qui s’ouvre ». Ferrari annonce une augmentation des prix de vente aux États-Unis jusqu’à 10 %.
Le ministre français de l’Économie, Éric Lombard, appelle à une riposte européenne, soutenue par Berlin. Le Japon et le Canada.

Pour Stellantis de Poissy (Yvelines), cette déclaration de guerre commerciale suscite des inquiétudes. Le groupe est directement menacé via ses marques américaines : Ram, Dodge, Chrysler ou encore Jeep.
Des centaines de milliers de voitures sont fabriquées dans trois usines au Canada et deux usines au Mexique pour des raisons de coûts ou de savoir-faire. Ces importations représentent 37 % des véhicules vendus par Stellantis aux États-Unis. Pour le groupe, le coup est rude.

Les constructeurs américains sont également concernés, car leur modèle économique inclut le Mexique et le Canada où ils ont des usines. Ford, General Motors et Stellantis ont averti jeudi que les droits de douane ne devaient pas « faire augmenter les prix pour les consommateurs », en plaidant pour la « compétitivité » de la production automobile « nord-américaine », incluant donc Canada et Mexique.

Même Elon Musk, proche allié de Donald Trump et patron de Tesla, craint d’y laisser des plumes.
Jeudi, les actions des constructeurs reculaient sur les marchés boursiers, reflétant l’inquiétude croissante des investisseurs face à ces changements réglementaires qui pourraient perturber la chaîne d’approvisionnement et affecter les profits à court terme.


Article rédigé après lecture de plusieurs médias dont le Dauphiné Libéré. MC


2 réflexions sur “Le secteur de l’automobile…

  1. bernarddominik 29/03/2025 / 8h39

    On voit ici les contradictions de la gauche qui veut des mesures protectionnistes en France mais les refuse ailleurs

    • Libres jugements 29/03/2025 / 9h32

      Pourquoi cette vision partiale, pourquoi spécialement contre « la gauche ».
      Peut-être une vision troublée par certains médias… car le protectionnisme est demandé notamment par toute une bande de réacs sans discernement politique…

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