Le « plan Enfer » pour le Hamas !

Un plan de « pression maximale » pour faire céder le Hamas a été élaboré par le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou. Il a menacé lundi le mouvement islamiste palestinien de conséquences inimaginables s’il ne libérait pas les otages israéliens retenus dans la bande de Gaza. Son plan induit des déplacements forcés de Gazaouis, avant une possible reprise des combats.

Après l’expiration samedi de la première phase de l’accord de trêve, Israël, qui soutient un compromis américain prévoyant une extension de la première phase jusqu’à la mi-avril et une accélération des libérations d’otages, a bloqué l’entrée de l’aide humanitaire à Gaza dimanche.

Selon Kan, la radio-télévision publique israélienne, Netanyahou veut prolonger la première phase de l’accord de cessez-le-feu d’au moins une semaine, jusqu’à l’arrivée dans la région de l’émissaire américain pour le Moyen-Orient, Steve Witkoff. Il attendrait ensuite de voir si les médiateurs parviennent à persuader le Hamas de prolonger la première phase de la trêve, faute de quoi « il envisage de reprendre les combats » dans la bande de Gaza.

Le plan de Netanyahou

En attendant, le Premier ministre israélien a élaboré un projet baptisé le « plan Enfer » pour accroître la pression sur le Hamas. Ce plan prévoit le déplacement forcé des habitants du nord du territoire palestinien vers le sud et l’interruption de l’approvisionnement en électricité.

La mesure ultime, si le mouvement islamiste palestinien n’acceptait pas de transiger, serait un retour complet à la guerre, en utilisant cette fois les bombes lourdes récemment mises à disposition par la nouvelle administration américaine de Donald Trump, et les milliards d’armes et équipements militaires envoyés par Washington.

De son côté, le Hamas campe sur la mise en œuvre des deux étapes restantes de l’accord initial, prévoyant selon lui « un cessez-le-feu global et permanent » et le « retrait complet » israélien de Gaza, avant « la reconstruction et la levée du siège » du territoire.


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