Régénérons notre démocratie !

… Ou comment courir après la poule aux œufs d’Ors…

… dans le cadre : il faut connaitre différentes analyses pour se faire une idée personnelle… MC


Où en est la crise démocratique en France ?
Pour opérer une véritable révolution et remettre le citoyen au centre du jeu démocratique, regardons ce que le mutualisme peut offrir comme solutions républicaines.

Le mutualisme fait de chacun de ses clients-sociétaires des citoyens de l’entreprise. La liberté d’adhésion est au cœur du mutualisme en ce qu’elle résulte d’une adhésion choisie aux valeurs universelles portées par chacun des acteurs. Fort d’un corpus de règles aussi exigeant que nécessaire, le mutualisme place ce sociétaire-citoyen au centre de son attention avec un principe d’égalité « un membre = une voix ».

En faisant vivre la réciprocité d’« assuré-assureur », la forme mutualiste participe de la construction d’une société de confiance et de fraternité. Par la propriété collective de son capital, et la liberté qu’elle procure, le modèle mutualiste assure la souveraineté de ses décisions. En n’appartenant à personne en particulier mais à un groupement de personnes, le mutualisme est un modèle d’entreprendre résolument moderne parce que fondé sur la confiance réciproque.

Cette confiance, a tout pour la performance, n’est possible que parce qu’elle se construit patiemment. En faisant du temps long son horizon d’action, en mettant la robustesse et l’adaptabilité au cœur de sa recette, le mutualisme se donne les moyens de pouvoir garder le cap malgré les tempêtes. A contrario d’une stratégie court-termiste visant une performance financière immédiate, le mutualisme permet l’approfondissement et la maturité des décisions.

Parce que nul ne peut servir deux maîtres à la fois, les mutuelles n’ont qu’un public à servir : leurs sociétaires. C’est ainsi que la Maif a fait le choix du dividende écologique en reversant chaque année 10 % de son résultat en faveur de projets écologiques portés, choisis et qui bénéficient à ses sociétaires avec un volet de solidarité climatique. En deux ans déjà, ce sont plus de 10 millions d’euros qui ont été investis partout en France.

C’est cette attention sincère portée à l’autre qui fait le sel du mutualisme. Gage de fidélité de nos sociétaires comme de l’engagement de nos salariés, cette raison d’être nourrit la performance et démontre sa pertinence économique en créant un lien extracommercial avec les parties prenantes.

Le mutualisme, pionnier de l’économie sociale et solidaire, a bien des atouts qui gagneraient à être promus dans le défi démocratique actuel. La crise que vit notre pays, et la violence par laquelle elle s’exprime, oblige à repenser nos modèles et à s’instruire de l’histoire. Le mutualisme, par la foi qu’il met en l’homme, par son attachement aux valeurs républicaines de liberté, d’égalité et de fraternité, pourrait se révéler le plus utile à la cohésion de notre société et au mieux-commun.


Yves Pellicier


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