Le cocher en second, le postillon montait le cheval de tête de l’attelage qui tirait les malles de poste sur les chemins malaisés et sablonneux du royaume.
Ces routes en terre étaient parsemées de fondrières qui éffondraient voitures et chevaux.
Pour éviter d’avoir, lors d’un accident, les jambes écrasées par le lourd timon ou par les chevaux, le postillon prenait la précaution de se harnacher de hautes bottes de protection en acier et cuir épais. Si lourdes que certaines restaient fixées à demeure dans les étriers.
On les appelait « les bottes de sept lieues », car 7 lieues, soit 28 km, distance à laquelle l’on changeait les chevaux.
Le spectacle de ces gigantesques bottes à l’entrée des auberges a sûrement impressionné Charles Perrault enfants. Il ne les métamorphosera en bottes magiques, celle de l’ogre poursuivant le Petit Poucet.
Bernard C. Galey. Recueil « Du coq à l’âne » Ed. Tallandier