C’est un « grand dépendeur d’andouilles«
Dans les auberges de jadis, on faisait sécher les andouilles au plafond de la cuisine.
Pour les décrocher, il fallait un escabeau au gâte-sauce. Sauf pour la « grande personne » qui arrivait à les dépendre sans sauter.
Comme le gigantisme, rare dans les temps plus ancien, était souvent synonyme, dans l’esprit des gens, de débilité mentale, aussi le vocable « dépendeur d’andouille » deviendra lié non seulement au grand, mais sous-entendra une personne n’ayant pas tous ses esprits — un imbécile.
Moins toutefois que le « dépouilleur d’andouille », assène y est pour dépiauter les andouilles, pour les nettoyer comme si c’étaient des lapins ou des poissons !
De ces deux expressions vient le sens actuel de « quelle andouille ! ». Une personne très niaise.
Bernard C. Galey. Recueil : « du coq à l’âne ». Éd. Taillandier
Savoureux !