Même enfant, j’interdisais cette manœuvre, au grand étonnement des adultes présents.
Il m’arrive, pas trop souvent, environ tous les 2,3 mois de me rendre chez la personne spécialisée dans le redressement d’une tignasse quelque peu hirsute et abondante.
Il est toujours agréable ce temps passé dans le salon où pendant le shampooing, puis la coupe, avant un premier séchage, puis d’aborder les dernières finitions notamment l’époussetage de ces rognures de cheveux s’introduisant dans les plis du cou, se collant à l’encolure de tous les vêtements portés.
Il est toujours agréable disais-je de jacasser de vérité en commérages, de papotages sur la météo et des dégâts qu’elle occasionne sur les fruits, les fleurs et le moral.
Les faits divers, la rubrique des chiens écrasés, le qu’en-dira-t-on du village, tout y passe le temps de se faire faire un regain de beauté.
Ainsi donc, j’ai été opposé à cette manœuvre ultime chez tous les professionnels d’officine de coiffure ou plutôt devrais-je dire avant d’aborder la vraie question, que je ne supporte pas leur vaporisation d’eau plus ou moins parfumée à l’œillet ou lavande, toute volonté d’appliquer un gel auto coiffant soi-disant pour domestiquer l’épi sommital faisant parti somme toute de ma personnalité capillaire et … et le moment de l’ultime satisfaction du coupeur de cheveux en quatre, l’arrivée du miroir signifiant à la fois la fin des conversations mais qui aux dires de l’auguste professionnel me permettrait de visionner l’arrière de ma chevelure.
Voilà bien le moment de mon opposition formelle, celle qui a déclenché une seule fois au cours de ma vie et la fréquentation de ces boutiques, cette question : « mais pourquoi ne voulez-vous pas voir l’arrière de votre chevelure et juger de la coupe que je viens de vous réaliser ? »
Je pus enfin débiter la remarque trop longuement ressassée et depuis toujours accrochée a mes neurones : « je me refuse à regarder derrière moi ; seul ce qui est devant moi m’intéresse. »
MC
purée, je ne m’attendais pas à une fin pareille
c’est très … fin 😀
Merci … c’est toute l’histoire de ma vie, euh, ça va t’as pas les chevilles qui enflent ….
Pareil, je ne m’attendais pas à ça… 🙂
Et pourtant c’est bien ma philosophie de vie. Derrière soi c’est le passé et nul ne peut revenir dessus.
Oui, mais pas toujours evident de l’oublier… J’essaie cependant d’avoir la même philosophie (ca devient de plus en plus facile avec l’âge) 🙂
Oui je le crois, avec 75 au compteur, je me me dis qu’il est temps de ne voir que devant … et puis compter un jour, une semaine un mois, six mois, un an de plus et encore et encore … on verra bien demain, f’ra beau temps !
C’est une bonne façon de voir les choses 😉