« Vous n’iriez pas voir Macbeth pour vous instruire de l’histoire de l’Écosse : vous y allez pour vous instruire de ce que ressent un homme du jour où il a gagné un royaume et perdu son âme (1). »
Peut-on décemment prêter au match de football la dignité et l’épaisseur allégoriques d’une grande représentation ?
Avancer que si nos contemporains, dans leur moitié masculine au moins, se passionnent pour des compétitions, ce n’est pas seulement pour en connaître le résultat et le déroulement anecdotique mais parce que se joue sur ce terrain-là une partie essentielle qui condense et théâtralise des valeurs fondamentales ?