Entre les hôpitaux de soins de jour et de fin de vie, l’Ardèche souffre d’un manque de services médicaux, obligeant les gens à se déplacer vers des centres universitaires éloignés. Au plateau ardéchois, beaucoup de patients doivent se rendre à Saint-Étienne (Loire), qui offre des soins spécialisés absents dans la région. Pour les habitants de « l’axe » rhodanien, Valence (Drôme) est accessible, tandis que l’unité de référence pour le sud est Nîmes (Gard).
Le service de Nîmes, souvent saturé, complique l’accès aux soins pour les Ardéchois, mais ceux qui peuvent y accéder trouvent des soins adaptés pour toutes les pathologies. Cette situation souligne les défis des populations rurales ardéchoises face à un système de santé de plus en plus centralisé.
Nîmes est une ville agréable du sud de la France, célèbre, entre autres, pour ses arènes et sa maison carrée, offrant une belle expérience de flânerie dans ses ruelles tout en profitant du soleil, des senteurs de l’huile d’olive, des herbes aromatiques.
L’accès aux banlieues depuis le centre-ville provoque un transfert direct vers d’autres pays méditerranéens.
Depuis quelques mois, par nécessité, j’ai dû me rendre plusieurs fois au CHU de Nîmes. Dans des services comme la cardiologie, l’hématologie et la rhumatologie, j’ai rencontré un personnel hospitalier compétent et attentif. Malgré les défis, j’ai été impressionné par leur capacité à gérer des situations difficiles avec humanité et compassion. En observant leurs démarches professionnelles, il était clair qu’ils souhaitaient offrir les meilleurs soins, bien que trop souvent obligés d’apaiser les tensions et de communiquer avec les patients dans un environnement souvent chargé d’émotions.
Sans doute, allez-vous trouver que j’ai mauvais esprit, que je conforte certains clichés de la société actuelle, voire, irez-vous jusqu’à me traiter de raciste…
À l’exemple des quartiers extérieurs nîmois, dans ce service (plus que dans d’autres) de rhumatologie où seize patients occupaient les huit chambres durant mon séjour, nous n’étions que trois à parler, s’exprimer, dialoguer en français intégral. Ce français qui aurait permis entre patients d’échanger des idées, des émotions, des expériences, ne serait-ce que pour passer ces très nombreuses heures d’attente entre les différents actes médicaux.
Le personnel, quant à lui est, heureusement pour eux, plus qu’en majorité bilingue, y compris l’interne de service, ce qui certes, favorise la compréhension et le confort pour l’ensemble des patients.
Dans les couloirs traînent les interpellations entre visiteurs et patients, le son télévisuel ou les téléphones diffusent des mélopées. La cacophonie en majorité maghrébine raconte certainement une histoire de vie, de souffrance et d’espoir, mais désolé, ce n’est pas dans mes habitudes culturelles.
Trouver la sortie, vite.
Amitié à tous. Michel