P.O. Jour 1-suite

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Collioure, voilà 60 ans, c’était un lieu très peu fréquenté en dehors d’artistes peintres, écrivains, comédiens, etc.

C’était un village de pêcheurs d’anchois et des usines de transformations nichées dans les galeries jouxtant ce qui servait de port (devenu plage aujourd’hui estivale). Dans cette ambiance tranquille, on pouvait apercevoir de curieuses embarcations, chacune avec une histoire à raconter, portant sur la poupe, une lampe (lamparo). Dans la cale, des filets appelés rissoles permettaient de pêcher les anchois, la nuit, tandis que les pêcheurs, armés de patience et de savoir-faire, espéraient un bon retour de leur quête nocturne. Le parfum de salaison des poissons lié à l’iode de la mer, mêlé aux échos des vagues, créait une atmosphère unique, faisant de ce coin de la Méditerranée un véritable trésor caché, épargné par le temps et les foules.

Aujourd’hui, Collioure est littéralement envahi par des estivants de toutes nationalités en toute saison, transformant ainsi ce qui était autrefois un havre de paix en un lieu animé et parfois écrasant. Un lieu devenu rebutant par la même occasion bon nombre de touristes en quête de tranquillité. Ce fut un port charmant, un site remarquable, une anse méditerranéenne appréciée et son authenticité. Ce village, jadis pittoresque et accueillant, est aujourd’hui surpeuplé à tout moment de l’année, avec ses ruelles étroites battues par la foule et ses places animées où les visiteurs affluent pour découvrir ses richesses culturelles et gastronomiques, mais où la quiétude semble se faire de plus en plus rare.


Reproduction interdite, Photos MC, Appareil Sony Zoom 18/55 ou 55/200. Soleil de fin décembre 2024


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