Emmanuel Macron dans la nef de Notre-Dame de Paris, au milieu de cette clarté nouvelle et méconnue qu’offre désormais la cathédrale rebâtie. L’image sera soignée. Devant lui, plus d’un millier de personnes à qui il a adressé ce vendredi les remerciements de la nation, pour avoir travaillé, financé et donné corps au pari fou qu’il a énoncé le soir même de l’incendie, le 15 avril 2019.
« Cette cathédrale, nous la rebâtirons. Tous ensemble. Et c’est sans doute une part du destin français », lance-t-il alors, visiblement ému. Puis il a fixé très vite l’horizon : cinq ans pour reconstruire et pour coïncider avec les Jeux de Paris.
« 2024 sera l’année de nos fiertés françaises », disait-il lors de ses voeux, le 31 décembre 2023, citant « Notre-Dame dont la flèche s’élance à nouveau vers le ciel ».
Résilient, bâtisseur, uni et résistant : les qualificatifs du chef de l’État pour décrire le pays seront répétés ce vendredi matin, dans un décor scruté par le monde entier émerveillé.
Une présidence chancelante
La mise en perspective de ces « fiertés françaises » suffira-t-elle à redorer l’image du président ? Emmanuel Macron sort d’une année 2024 loin de ce qu’il imaginait. La dissolution qu’il a décidée au soir des élections européennes, le 9 juin, l’a fragilisé politiquement et personnellement.
Depuis la nomination de Michel Barnier, un opposant politique, à Matignon, Emmanuel Macron a perdu beaucoup de pouvoir, alors même qu’il décidait de tout.
Désormais, il préside et son Premier ministre gouverne.
Emmanuel Macron sort donc de moins en moins de l’Élysée hormis pour ses déplacements à l’étranger ou pour quelques manifestations de représentation. La réouverture de Notre-Dame est à part. Elle était dans son esprit l’un des grands moments de son second quinquennat, illustrant « l’éclat » à la française. Celui de Notre-Dame et celui de la France, donc forcément un peu le sien puisqu’il l’incarne en partie.
Notre-Dame est debout mais sa présidence est chancelante.
Le parallèle sera fait. Il le sait. Il pourrait être tenté de faire passer des messages subliminaux dans les mots qu’il prononcera. Car il attend ce moment depuis cinq ans.
Sa fierté à lui.
Hélas pour le Président, Sa Sainteté, Le Pape François n’assistera pas, il sera en Corse.. Et heureusement que l’Archevéché a repoussé la proposition de Madame la Ministre de la Culture visant à faire payer l’entrée dans la Cathédrale.. pas certaine que les touristes, badeaux, et admirateurs des Arts auraient apprécié…
J’avais assisté il y a 2 ou 3 ans, à un joli spectacle sur la Cathédrale, émouvant très coloré, projeté sur la facade de Notre Dame, il faisait beau, nous étions des milliers, tous assis sur le sol.. Monseigneur Aupetit était intervenu..Tatchou