Comprendre 4

Appelé au pouvoir en 1940 dans les circonstances terribles de la débâcle, le maréchal Pétain, gloire nationale après 14 18, âgé de 84 ans, avait devant lui trois options possibles, une fois signée l’armistice avec le troisième Reich et le choix fait de rester en métropole :

  • administrer le pays et protéger sa population au nom de l’union nationale et dans le cadre strict de la convention (c’est ce que préconisait le diplomate Léon Noël, premier délégué de Vichy en zone occupée)
  • initier une politique de régénération nationale, mais en se tenant scrupuleusement à la lettre de l’armistice (telle était la position du très patriote et traditionaliste générale Weygand, ministre de la Défense nationale)
  • prendre acte de la victoire allemande est ménagée à la France une place de choix dans le nouvel ordre européen nazi, soit dépassé le cadre contraignant, juridique, de l’armistice pour mener une véritable politique de collaboration (seule option « réaliste » Pierre Laval).

Pétain cru possible de protéger le peuple français tout en conciliant les options Weygand et Laval.

De ce fait l’entrée dans la collaboration ne pouvait que conduire à désigner des ennemis à l’attention de l’occupant et à se rendre complice de ces crimes

Pétain, si toutefois il a eu des velléités de limiter une politique de collaboration, a été amené à soutenir de son autorité, les pires dérives de l’État français :

  • Création de la section spéciale en 1941
  • Couvrir les crimes de la milice
  • Laisser organiser la grande rafle du Vel’ d’Hiv’ en 1942 ; laisser les préfets (Papon en tête) en zone occupées de répertorier et déporter en nombre les personnes de culte juif, les gitans et autorisa les arrestations arbitraires syndicalistes (ou ex-syndicalistes sous dénonciations), de membres de partis de gauche (visés surtout les communistes), sans parler de la traque systématique des résistants avec le concours des SS nazis

Pétain défendra lors de son procès, la succion de son gouvernement de Vichy au « moindre mal », entre le mythe du « glaive » et servant de « bouclier ».

Les recherches historiques effectuées dans les années 1960-70 et affinées depuis par d’innombrables travaux, ne peuvent en aucun cas être contredits et surtout pas, par un baltringue polémiste.


Article écrit d’après des extraits du livre de Laurent Joly « La falsification de l’histoire ». Ed. Grasset.


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