Décors clinquants, jingles tapageurs, animateurs affables, diffusion non-stop, les chaînes d’information en continu se donnent volontiers les atours de vaisseaux amiraux de l’information. La réalité est tout autre : celle d’un bricolage permanent, d’un manque de moyens chronique, de journalistes soumis à des cadences intenables pour recycler des contenus produits par des tiers. Le résultat : une information généralement de mauvaise qualité, non recoupée, et sans recul par rapport à leurs sources, notamment institutionnelles. Des contenus qui n’ont de l’information que l’apparence, surdéterminés par les contraintes publicitaires et d’audimat.

Sous-payés, précarisés, critiqués… Les journalistes sont de plus en plus nombreux à fuir une profession qui les malmène. Ils se reconvertissent.

Noter : l’article qui suit bien que traitant du métier de journaliste, de ses inconvénients actuels, il n’a rien de commun avec l’article concernant les éventuelles censures exercées par le gouvernement sur les médias. MC

Depuis la défaite de Mme Hillary Clinton à l’élection présidentielle, [comme la victoire « surprise » de Fillon a la primaire du LR, en France- MC] les chefferies éditoriales de New York, Londres ou Paris découvrent une effarante vérité : les médias mentent. Pas eux, bien sûr : les autres. (…)

Grosse question après les « ratés » mondialement connus en matières prévisionnels et analytiques. Journalistes, organismes de sondages, experts en tous genres, officiants dans les médias écrits, parlés, audiovisuels, sont-ils de plus en plus à côté de la plaque – Ci-dessous, une analyse de Frédéric Lordon ! MC