Affaire du clash « Conseil numerique » – Des élements.

En aucun cas je ne porterais jugement sur cette « affaire » trop peu d’éléments pour cela, juste quelques observations après une minimum de recherche, ce semble être un beau panier de crabes, des compétences intéressantes mêlées a des intérêts personnels, cela n’est hélas pas nouveau les copains coquins nous connaissons sauf que lorsqu’un président prétendant laver plus blanc que blanc … ça fait désordre … autant le savoir. MC


Qui est celle qui devait-être la présidente du Conseil National du Numérique ?

C’est le 11 décembre que sa nomination avait été officiellement actée, même si elle avait été éventée par Mounir Mahjoubi, le secrétaire d’État au numérique et ancien président du Conseil, au détour d’un entretien donné au Monde en octobre. « Elle a accepté », avait-il affirmé. Cette institution, Marie Ekeland la connaissait très bien : elle en était membre de l’institution depuis 2013 et a été confirmée dans ses attributions en 2016.

En prenant les rênes du CNNum, Marie Ekeland devait mettre un terme à une période un peu flottante au sein de l’instance, causée par le départ de Mounir Mahjoubi au début de l’année 2017 pour rejoindre l’équipe de campagne d’Emmanuel Macron. Depuis cette date, la direction était confiée à trois vice-présidents, Guy Mamou-Mani, Sophie Pène et Amal Taleb.

Cette nouvelle présidence devait aussi tourner la page d’une institution qui fonctionnait ces derniers temps avec un effectif réduit.

[…] les démissions de Guy Mamou-Mani, Sophie Pène et Amal Taleb, […] sont la conséquence, rapporte Le Monde, d’un mécontentement au sein du CNNum du fait du désintérêt manifeste du gouvernement pour l’avenir de l’institution.

Qui est Marie Ekeland ?

C’est en 1997 que Marie Ekeland débute sa carrière, après des études d’ingénierie en mathématiques et en informatique lui ayant permis de décrocher un diplôme au sein de l’université Paris IX Dauphine ainsi qu’un master d’analyse et politique économique à l’école d’économie de Paris.

Pendant trois ans, elle travaille pour la banque d’affaires américaine JP Morgan, à New York puis à Paris. En tant que développeuse informatique, elle conçoit une application destinée aux salles de marché puis gère l’équipe responsable de son support global. En 2000, elle exerce au sein de l’équipe capital risque de Crédit Agricole Private Equity.

Cinq ans plus tard, elle passe chez Elaia Partners, toujours dans le capital risque, avant de partir en 2014. Entretemps, en 2012, elle cofonde France Digitale, une association qui veut rapprocher les entrepreneurs et les investisseurs impliqués dans l’innovation et l’économie numériques. Elle en est aussi la vice-présidente. En 2015, elle cofonde Daphni, un fonds d’investissement dans lequel elle est toujours en poste.

Elle siège par ailleurs aux conseils d’administration de Parrot (une société spécialisée dans la vente de drones pour le grand public), du site de commerce en ligne ShowroomPrivé, de l’institut Louis Bachelier, « un réseau de recherche partenariale qui finance, diffuse et valorise la recherche d’excellence en économie et en finance ». Elle a aussi siégé dans plusieurs autres sociétés (Criteo, Teads.tv, Ykone, Allmyapps, Wyplay et Scoop.it), mais elles ne sont pas mentionnés dans sa déclaration d’intérêts, les mandats étant révolus.

La société parisienne de capital-risque Daphni vient de boucler un premier tour de table de 150 millions d’euros. Le Fonds européen d’investissement, Bpifrance, Société générale, FNAC-Darty, Nokia ou encore Xavier Niel ont consolidé le capital du fonds français. Ce dernier est officiellement lancé ce 17 octobre.

Daphni investira principalement en Europe, avec la volonté de faire émerger des mastodontes capables de rivaliser à l’échelle internationale. Le fonds parisien, essentiellement dédié à l’amorçage des start-up européennes, s’articulera autour de Paris, Londres, Berlin, Stockholm, Copenhague, Helsinki et Amsterdam pour développer son champ d’action sur le «Vieux Continent».

En Europe, près d’une levée de fonds sur deux concernait l’amorçage au troisième trimestre de l’année 2016 (48% d’après le Venture Pulse Q3 2016 de KPMG et CB Insights).

Dans le sillage de OneRagtime 

Fondé l’an dernier par Marie Ekeland, Willy Braun, Mathieu Daix, Pierre-Yves Meerschman et Pierre Eric Leibovici, Daphni a conçu une plateforme communautaire pour simplifier la mise en relation entre les start-up et les investisseurs. Les sociétés peuvent choisir les personnes, parmi les membres de la communauté, avec qui elles souhaitent partager leurs informations, afin de ne pas livrer des informations sensibles à d’éventuels concurrents.

Cette première option est renforcée par la vérification de Daphni pour s’assurer qu’il n’y a pas de conflit d’intérêts, notamment si un business angel a investi dans un rival par exemple. Daphni se revendique ainsi comme un «VC-as-a-Platform».

Le fonds français marche dans les pas de OneRagtime, la plateforme de ventures de Stéphanie Hospital lancée au printemps 2016. Comme Daphni, OneRagtime souhaite proposer un modèle en rupture avec les concepts déjà existants sur le marché européen, en misant sur une plateforme de «crowd equity» et un positionnement «B2C» pour créer une passerelle entre l’Europe, Israël et les États-Unis.


Ceux qui furent refusé dans sa liste : Rokhaya Diallo, Axiom (un rapeur)


Rokhaya Diallo

Alors qu’elle est au Caire, invitée par l’ONU en tant qu’influenceuse pour denoncer la haine islamophobe sur Internet, voilà qu’elle essuie une nouvelle campagne… de haine sur Internet. Dès l’annonce de la composition du CNNum, un soulèvement de personnes et groupes très actifs sur Internet se fait entendre, tentant de faire plier le gouvernement. Et cela fonctionne. […] Soutenue par l’extrême droite et le Printemps Républicain entre autres, cette frange réactionnaire de nos élites, de gauche comme de droite, prend à nouveau en otage le gouvernement, qui plie sous leur pression.

[…] Cette volonté d’éviction de certaines idées, aux relents de maccarthysme, empêche tout débat public et met gravement en danger notre démocratie.

Ces campagnes, dont les cibles sont systématiquement issues de groupes minoritaires déjà peu représentés dans l’espace public, contribuent à leur confisquer une parole qui leur est rarement donnée, au sein des institutions, bien qu’elle soit tout à fait légitime.


AXIOM

Axiom, de son vrai nom Hicham Kochman, né à Lille dans le Nord de la France, est un rappeur, beat maker et producteur de musique, dirigeant de la société KeakR, application numérique gratuite dédiée aux musiques urbaines.

Fondateur du premier centre de cultures urbaines français, baptisé le Flow et situé à Lille, il est l’auteur d’un essai politique intitulé J’ai un rêve aux Éditions Denoël.

Connu pour son engagement citoyen, il est membre de différents groupes d’actions et de réflexions (Collectif Stop le Contrôle au Faciès, Think tank Graines de France, Collectif ACLeFeu, etc.).

Axiom dirige la société KeakR, application numérique gratuite qui offre un studio d’enregistrement de poche, permettant la création et la réalisation de freestyles et de clips, avec un accès à un catalogue d’instrus, d’effets vocaux, de filtres visuels, et un enregistrement avec mix et mastering de qualité professionnelle.