On est loin d’un certain Émile de Girardin, qui, lançant la Presse en 1836, ouvrit le premier ses colonnes aux annonces commerciales pour couvrir une partie de ses frais d’édition. Girardin devinait-il qu’un jour les recettes publicitaires seraient la clé de voûte de l’économie des médias ? En 1906, la publicité fournit 25 % des recettes du Petit Journal, tête de gondole de la presse, lequel tire alors à un million d’exemplaires.

Le baromètre de la confiance politique du CEVIPOF, le Centre d’étude de Sciences-Po, réalisé par Opinionway l’hiver dernier (dite vague 6) permet d’établir les distances et les proximités entre les électorats de l’UMP et du Front national.

On annonce assez bruyamment un peu partout la disparition prochaine des livres. Faut-il à ce propos prendre modèle sur Démocrite, le philosophe que le spectacle du monde faisait s’esclaffer, ou sur Héraclite, qui au contraire en pleurait ? A moins qu’il ne faille, comme Spinoza, préférer « ne pas rire, ne pas pleurer, comprendre » ?…

Bien que datant un peu cet article décrypte la manière dont les médias usent, abusent de pouvoirs démoralisant, occultation de la vérité, influençant l’intellect, déstabilisateur de pensées, canalisateurs d’inflexions anti machins ou trucs.

La publication d’une enquête du New York Times dénonçant les difficiles conditions de travail des cadres d’Amazon provoque une intense polémique aux Etats-Unis.

Si la laïcité est consubstantielle de la République, sa mise en œuvre pleine et entière, au sens où elle place avant tout l’égalité des droits entre les citoyens, et donc se trouve au cœur des enjeux sociaux, résulte de choix politiques. « Il y a dans notre société trop d’inégalités et d’injustices et ce n’est pas la République en tant que principe qui est en cause », indique une députée de la république de gauche, lors de son audition devant la Commission laïcité, le 19 septembre 2003.

Une carcasse artificielle tombe sur la chaîne de production d’une usine aseptisée. Recouverte par une épaisse pâte blanche sortie d’un bras métallique, elle passe ensuite par une machine qui lui donne l’aspect d’un poulet bien en chair auquel on aurait coupé la tête et les pattes. Quelques pulvérisations de colorant plus tard, la volaille est empaquetée, prête à être vendue.

Si elle peut se concevoir comme une entité ouverte, la nation est aussi un foyer de dangers.

Comme au siècle passé, le XXe, qui fut pour une large part celui des nationalismes agressifs et des nations colonisatrices ou impérialistes, sources de guerres, les unes contre les autres.

Pourquoi un ancien président de la République, à la tête d’un parti rebaptisé Les Républicains, signe-t-il un texte opposant clochers et minarets, catholiques et musulmans ?

Après … « l’accord » ou « l’acceptation pour ne pas mourir » de Alexis Tsipras envers l’Eurogroupe des faucons, mais par encore accepté officiellement par le parlement grec, et …

Macron à l’économie, Rebsamen au travail, chacun sa loi symbole. Durée du voyage législatif pour la loi sur la croissance, l’activité et l’égalité économique, qui a finalement été adoptée par 49-3 vendredi 10 juillet 2015 ?

Si d’aucuns avaient oublié ce coup de force commercial, financier et sociale ; une piqure de rappel à s’opposer contre le traité mondiale TTIP, mettant les populations encore un peu plus sur la paille, si rien n’est fait par les peuples souverains ! MC

Avec son humour et son courage, Nadia Remadna refuse la fatalité des banlieues, qui conduit trop de gamins dans l’impasse. Plutôt que de s’en remettre aux pouvoirs publics défaillants et aux politiques qui « rançonnent les banlieues », elle a créé « la Brigade des mères ».

Et ça marche ! Portrait.

Henri Peña-Ruiz, maître de conférence à l’Institut d’études politiques de Paris, ancien membre de la commission Stasi qui a donné lieu à la loi sur le port ostensible de signes religieux à l’école, il travaille sur les questions de laïcité et de justice sociale.

En limogeant le patron de Canal+ après avoir voulu la peau des Guignols et sorti Le Grand Journal des programmes de la rentrée, le boss de Vivendi Vincent Bolloré s’impose en force et marque la fin d’une époque.

Près de vingt ans après sa mort, le souvenir de François Mitterrand dans l’opinion publique française reste pour le moins trouble, si l’on se réfère au journaliste anglais

Philip Short qui vient de lui consacrer une biographie complète, François Mitterrand, portrait d’un ambigu. Trouble car oscillant entre la reconnaissance d’un style présidentiel autrement plus ample que celui auquel nous nous sommes depuis habitués et la déception que sa politique a suscitée à gauche, par-delà quelques avancées sociales.

L’ambiguïté de Mitterrand tient aussi au nombre d’affaires opaques qui n’ont cessé, durant toute sa carrière, de le poursuivre.

La journaliste Elise Lucet nous parle de la limitation accrue du droit d’informer, de Philip Morris, de Monsanto et de la généralisation du lobbying dans la démocratie.

Pôle emploi crée un nouveau dispositif de contrôle de ses allocataires. Avec en perspective de nombreuses radiations.

Les inégalités se creusent de manière vertigineuse. Les rapports marchands colonisent des territoires pourtant longtemps préservés, de l’éducation à la santé, de la culture à l’environnement. De prétendus critères de rentabilité s’imposent désormais à tous les services publics. Tandis que les formatages publicitaires prolifèrent, la compétition et l’esprit d’entreprise sont des objets de culte à vénérer. Les solidarités sociales se détruisent sous l’effet d’une mise en concurrence généralisée.

(…) Selon le sondage Odoxa pour « CQFD » sur i>télé et « le Parisien »« Aujourd’hui en France », 72 % des Français ne veulent pas que Nicolas Sarkozy soit de nouveau candidat. A la même question concernant François Hollande, ils étaient 77 % à faire la même réponse la semaine dernière. Et l’un comme l’autre rament pour provoquer le désir de leur propre famille politique. Sarkozy ne parvient même pas à être souhaité par un sympathisant de droite sur deux (49 % sont pour, 50 % contre).