Dans l’actualité du moment en ce novembre 2018, il ne faut négliger aucune grogne : qu’elles soient des gilets jaunes (même si la revendication contre les taxes sur l’énergie n’est pas la vraie raison de ras le bol, mais bien le pouvoir d’achat de plus en plus restreint pendant que d’autres se gobergent), … qu’elles proviennent  a très juste titre du personnel en blouses blanches des hôpitaux et plein d’autres littéralement assommés par les difficultés de joindre les bouts de mois qui ne cessent de se succéder, sans espoir d’une amélioration, précarises chômeurs, retraites…

Un ensemble de revendications pas très loin de l’ouverture d’un chamboule tout, peut-être sous la forme de révolte populaire d’un coté mais aussi faudra-t-il compter sur ce qui se joue en ce moment dans le municipalité et la révolte des maires. Ils dénoncent rien de moins que la perte locale de la démocratie dans le petites municipalités (entre 100 et 2000 habitants, elles sont nombreuses en « ruralité »).

L’abandon n’est pas récent il est dans la « continuité » de la decentralisation voulue et décrétée (par l’instauration  des différentes lois dont Gaston Defferre était l’instigateur) des regroupements des mairies en intercommunalités, communautés d’agglomérations, métropoles, une stratégie destinée à éloigner les maires de décisions administratives, juridiques, culturelles ou sportives (et même parfois morale) sans un aval communautaire. La volonté suprême étant que les maires deviennent  des agents civils représentant local de l’état avec comme fonction l’état civil local, la police locale, et responsable d’un bureau d’enregistrement et diffusion des ordres des différentes strates de l’État. Ils ne pourront rien decider directement pour leurs concitoyens. MC

Il ne suffit pas de bricoler une gouvernance avec des pieds nickelés, de se fondre dans un décorum de pacotille en s’égosillant dans la petite boite du salon pour se garder des coups durs d’une société que tu pousses à la rébellion, car d’une manière ou d’un autre, les gens que tu méprise vont te le faire payer. MC

Retraite Une bonne et une mauvaise info[Ou encore une fausse bonne info concernant l’avenir des pensions versées aux retraités ; tout au moins c’est le sens hélas,  que vous percevrez dans l’entretien de Pierre-Louis Bras, président du Conseil d’orientation des retraites. MC]

Traitement très spécial pour ces catégories de français mais si ça grogne, ça accepte encore, la tête basse et le cul haut pour un doigt de vaseline … jusqu’à quel moment ; non de l’là ! MC

 Une demi-douzaine de projets gouvernementaux majeurs (lois sur la santé, la retraite, la pauvreté, réforme de la justice ou de l’audiovisuel, texte sur la réduction des dépenses publiques, etc.), [comme des textes moins emblématiques, accusent] parfois plus d’un an de retard. […]

Nul doute qu’une étape dictatoriale est franchie par Emmanuel 1er dans cette péroraison  lors du congrès de 2018 qui s’est tenu à Versailles. Utilisant une belle  rhétorique en cinq points : l’exorde, la narration, la division, la confirmation et la réfutation, … possible … un jour, si vous êtes sages ! MC

[…] « Les retraites représentent aujourd’hui 14 % du PIB. Pouvez-vous m’assurer qu’elles auront la même proportion dans trente ans ? » a demandé un syndicaliste à Jean-Paul Delevoye lors de l’une des séances de consultation coordonnées par le haut-commissaire chargé de la réforme des retraites. Ayant scruté le ciel, puis ses chaussures, Delevoye a finalement admis ne pas pouvoir répondre à la question… Ce qui constituait en soi une réponse.

Après avoir été confortablement élu à la présidence de la République avec le concours de la quasi-totalité des médias français, M. Emmanuel Macron exige que sa majorité parlementaire lui concocte une loi contre la diffusion de « fausses informations » en période électorale. Peut-être prépare-t-il déjà sa prochaine campagne.

[Aujourd’hui en France, 4,4 millions de veuves ou veufs perçoivent des pensions de réversion. Les associations de défense des retraités, les retraités bénéficiaires heureusement pour beaucoup) les salariés et futurs retraités s’inquiètent de leur possible remise en cause. – MC]

[…] … les commentaires de contestations enflent depuis l’annonce de la réforme des retraites annoncée pour 2019 : en premier lieu, les pensions de réversion.

« Je crois que notre jeunesse l’attend » prédisait Emmanuel Macron fin janvier en parlant du service national universel (SNU). [Bah, c’est a voir …. MC]

[…] Présenté le 18 juin 2018 en Conseil des ministres, le projet de loi Pacte met la troisième couche au projet d’Emmanuel Macron visant à céder les pleins pouvoirs aux chefs d’entreprise, […]

Comme nous, vous considérez la liberté d’informer comme un pilier de la démocratie. Comme nous, Monsieur le Président vous êtes favorable à l’équilibre des pouvoirs et à l’intérêt général. Pendant des mois, nous avons défendu ces valeurs […] pour amender la loi sur le secret des affaires, votre loi, portée par le député Raphaël Gauvain (LREM), ancien avocat d’affaires. Ce texte sera définitivement voté le 14 juin 2018 par l’Assemblée nationale.

Eh oui, Vive la reforme du service public … mais a quel moment leurs prestations deviendront payantes bien plus chers que celles du service public !

A quel moment regretterons-nous ces fonctionnaires grincheux certes mais à la prestation gratuite ou d’un montant accessible à tous les citoyens …

MC

La loi visant à lutter contre la diffusion de « fake news » sur Internet en période de campagne électorale aurait-elle pu empêcher la révélation d’authentiques scoops si elle était déjà en vigueur?

Si vous pensiez que le règne de la macronie absolue est installée depuis des lustres vous avez perdu, elle n’est en poste que depuis 12 mois très précisément.

Réforme du travail. A ce stade de son écriture, au 12 mai 2017, l’«avant-projet de loi habilitant le gouvernement à prendre, par ordonnances, des mesures pour l’emploi» que nous nous sommes procuré, prévoit dans son article 1er, neuf ordonnances.

Oui mais …. un an après le bilan « Macron » dans son ensemble est plus noir qu’il n’y parait, notamment parce que ces mesures ne résolvent pas pour autant les délocalisations, fermetures d’entreprises,  le chômage, le pouvoir d’achat des salariés et retraités, la pauvreté notamment des précarisés … mais par contre garantissent de bonnes rémunérations aux actionnaires et PDG …  En un mot comme en cent, grandissent les inégalités.  MC

Dans une sourde colère contre les multiples reformes, les Français rongent leurs freins d’autant que chômage, pouvoir d’achat et libertés qui se restreignent chaque mois, constituant l’augmentation des soucis que subit la grande majorité des salariés et retraités, alors que d’autres se complaisent dans un monde de plus en plus doré. MC

Déception du côté des défenseurs de l’environnement : alors que la France s’était engagée à Bruxelles pour une interdiction du glyphosate dans les trois ans, le gouvernement fait aujourd’hui marche arrière.

En juillet à Versailles, le roitelet Emmanuel 1er dictera ses ordres et définira les lois à venir aux députés et sénateurs, qu’ils devront cosigner sans aucune rébellion, dans les mois suivant.

…. pourraient créer un nouveau groupe à l’Assemblée

« Pour l’instant, je n’ai qu’une seule envie: me reposer. » Député de la Vienne, Jean-Michel Clément est au cœur de l’actualité pour être le premier parlementaire [à avoir quitté le groupe ] La République en marche (LaREM). […]

Que croyez-vous qu’il advint après les premières ordonnances, un, deux décrets et trois quatre lois plus loin avant des ajouts et la préparation de nouvelles salves restructurant l’état, les collectivités locales, la représentation du peuple, ces élus qui de toutes façons ne pourront que suivre les « bonnes ondes » Elyséennes, la mises aux pas de la classe ouvrière devant rester dans son rôle de uniquement travailleur besogneux recevant de temps à autres quelques subsistes et enfin ne plus payer les retraités … à ne rien faire ….

Après l’annonce de l’obligation scolaire à partir de 3 ans à la rentrée 2019, l’OLS 76 [Observatoire de la Laïcité Scolaire 76] observe un effet secondaire indésirable.

C’est sans surprise [que le] Conseil constitutionnel du 21 mars [a validé] la quasi-intégralité de la réforme du droit du travail issue des ordonnances Macron. [Malgré] la totalité des griefs constitutionnels, [émises et que tous] s’accordaient à penser qu’ils étaient justifiés, est balayée d’un revers de la manche. Ces juristes se seront trompés, la loi est bien conforme à la Constitution, et il y aurait lieu de s’en réjouir.

Damien porte une cible noir sur son manteau. « Mon ministère de la culture est en danger », peut-on y lire. Il est 14 heures ce jeudi à Bercy (Paris 12e) et ce fonctionnaire, qui travaille au château de Versailles (Yvelines), s’apprête à prendre le départ de la manifestation des fonctionnaires.