Si la loi du 4 mars 2002 relative aux droits des malades et à la qualité du système de santé a permis de réelles avancées, le bilan est très mitigé douze ans après: la démocratie sanitaire (la prise en compte et l’implication des usagers dans les décisions en matière de santé) reste largement en chantier. Or, si la santé est un pilier du pacte social des sociétés modernes, il est aujourd’hui fissuré. Dans un contexte où la crise ébranle les fondations de l’État providence, où deux tiers des Français estiment que le système de santé se détériore, et où les inégalités sociales de santé sont criantes, la démocratie sanitaire est plus que jamais un enjeu de la bonne santé de la démocratie…

Chaque année, 148.000 personnes décèdent d’un cancer en France. Mais on n’est pas tous égaux face à cette maladie, devenue la première cause de mortalité dans notre pays. Le risque de mourir d’un cancer entre trente et trente-cinq ans est « deux fois plus élevé chez les ouvriers que chez les cadres et les professions libérales », soulignait, cet été, le rapport du professeur Jean-Paul Vernant.

Avec le report de l’examen du projet de loi sur la famille, le gouvernement pensait peut-être désamorcer les mouvements de droite et d’extrême droite qui tiennent la rue depuis quelques semaines. Erreur, ceux-ci vont s’en prendre à la promotion de l’égalité à l’école. Dans la manœuvre, l’exécutif se coupe un peu plus de sa base électorale, dont les revendications sociales ne sont jamais écoutées.

CENTRAFRIQUE DE BOKASSA AU CHAOS : LA FRANCE DISQUALIFIÉE.

Jusqu’à présent, qui se souciait de la tragédie en Centrafrique ?

Le délitement du pays, les souffrances du peuple, la violence et les exactions des groupes armés avaient lieu à huis-clos. Quand le chaos se généralise, il devient gênant. C’est ce moment que choisissent les grandes puissances pour intervenir.

Loyers inabordables, appartements indignes, pénurie de l’habitat… Autant de maux privant les plus fragiles d’un domicile décent et qui exigent une volonté politique ferme, celle de garantir à tous le droit d’avoir un toit.

“ Le PLU intercommunal est une évolution indispensable ”

Le président de l’ Assemblée des communautés de France (ADCF) réagit pour « Acteurs publics » aux nouvelles règles du jeu votées par les députés sur le plan local d’urbanisme intercommunal (PLUI). Attention à ne pas dénaturer le projet de loi, prévient Daniel Delaveau, en regrettant certaines attaques caricaturales”.

On a tendance à l’oublier mais avant la Libération, nous vivions dans une véritable hantise de la maladie et, surtout, de l’opération.

La majorité des gens n’avaient aucune assurance sociale. Et si l’hôpital survenait, c’était la catastrophe. Comment trouver l’argent pour payer l’intervention? Mon frère avait dû se faire opérer d’une péritonite. Il a fallu vendre deux vaches, la moitié de notre cheptel. Nous avons dû vivre en tirant la ficelle pendant des années.