Tous les combats sont à mener, entre autres celui de la laïcité, s’il n’est plus de première importance depuis la loi de 1905 le régissant, nous devons rester attentifs face aux différentes lois et décrets que les différents gouvernements ont introduits (ou plutôt réintroduits), ouvrant la laïcité à certaines exigences religieuses. Dévoyés ainsi l’esprit de la loi de 1905 doit faire l’objet d’un combat. Aucune représentation religieuse ne doit prédominer l’activité de la France et les Français, que ce soit au niveau scolaire, de la vie courante, dans les institutions, dans les délibérés de justice, etc.  MC

« La reconversion du capital économique en capital scolaire est une des stratégies qui permettent à la bourgeoisie d’affaires de maintenir la position d’une partie ou de la totalité de ses héritiers en leur permettant de prélever une part des bénéfices des entreprises industrielles ou commerciales sous forme de salaires, mode d’appropriation mieux dissimulé – et sans doute plus sûr – que la rente. » Pierre Bourdieu – 1979

Il y a un peu plus de cinquante ans, le général de Gaulle présidait à la création du ministère des affaires culturelles. La naissance de cette institution a précipité le déclin d’un autre projet, à présent méconnu : l’éducation politique des jeunes adultes, conçue dans l’immédiat après-guerre comme un outil d’émancipation humaine. Pour ses initiateurs, culture devait rimer avec égalité et universalité.

L‘application de la réforme des rythmes de l’enfant tangue.

Il fallait s’y attendre. Le brusque passage, en partie improvisé, d’une école structurée à des animations diverses plus ou moins organisées ne pouvait être, dans un premier temps, que perturbant. Un rodage est nécessaire. Il faudra trouver des locaux adaptés hors des salles de classe, des animateurs formés et proposer des activités intéressantes. Il faudra beaucoup d’argent des communes pour que la réforme trouve son plein régime. Mais, sur le fond, est-ce une bonne réforme?

La laïcité à l’école est attaquée, comme elle l’a été depuis la création de l’école publique, mais pas de la même façon qu’alors. Ses adversaires trouvent des espaces là où le service public d’enseignement ne se voit pas doté du projet et des conditions pour répondre aux questions de notre temps.

Allons-nous vers une nouvelle sélection des écoles qu’elles soient publiques ou privées en fonction des municipalités qui les auberges ayant la possibilité d’adapter financièrement le rythme scolaire et périscolaire. ? Allons-nous vers le démantèlement des écoles publiques intégrées aux villages, au profit d’établissements implantés dans des bourgs et qui poseront alors l’autre problème lié aux dessertes entre les villages et bourgs. MC

Si l’on en croit le ministère, nous avons vecu la première « rentrée de gauche ». Selon les instances gouvernementales nous aurions assisté même à une véritable « révolution » dans l’éducation nationale.

Un article un peu long certes mais qui a le mérite de poser des problèmes sans toutefois apporter aucune solution. L’article donne le sentiment qu’il a été rédigé à l’intention des lecteurs ibériques subissant une crise pire qu’en France et qu’il est destiné à « prouver » que c’est encore plus dramatique ailleurs. Hélas, la misère espagnole résultat de la crise économique mondiale, n’est pas moins pénible au soleil. MC

La question de la laïcité a été une fois encore au cœur de l’actualité à cette rentrée scolaire 2013.

Mais la définition de ce principe est un enjeu politique majeur : s’agit-il d’affirmer un interdit (encore un) pesant sur certains élèves plutôt que d’autres ou de poser un principe émancipateur permettant à l’école de s’adresser à tous ?

… SANS COMPLEXE. LE 19 SEPTEMBRE DERNIER, un communiqué enflammé de l’académie de Paris a officialisé la signature d’un partenariat dont elle est sûre qu’il sera une « véritable source de progrès pour tous ». Ah? Et qui donc est ce miraculeux partenaire dont pourront se réjouir les élèves de la capitale?

Un article datant d’octobre 1999 paru dans « le monde. » est hélas encore plus d’actualité aujourd’hui.

Non seulement les entreprises sont plus nombreuses à prodiguer leur pseudo mécénat dans les classes, mais ils (comme le groupe Coca-Cola) ont placé des distributeurs dans les préaux d’écoles des établissements. Ils ont depuis manœuvré habilement auprès des gouvernements et le ministre de l’éducation pour que les établissements d’enseignements professionnels dirigent les scolaires, futures salariés, vers des emplois à pourvoir le plus souvent manuels, précaires et peu rémunérés, sans de réels avenirs. MC

Né en1941, au sortir de la guerre l’unité du pays français était de mise et gare à ceux qui entendaient revendiquer leur divergence territoriale. Ainsi Alsacien et Lorrain étaient fiers après un épisode allemand d’être de nouveau rattaché au sol français. Certes Bretons, Basques, Auvergnats, Catalans, Niçois, Corses, Dauphinois, Alsaciens, etc. pratiquaient, du moins pour les plus anciens généralement, un dialecte (sans parler des mots ou appellations spécifiques liés à une action, un objet particulier) mais aucune revendication d’expression régionaliste existait bien que des limites territoriales abstraites, restaient souvent en vigueurs et toujours largement entretenues aujourd’hui.

Le Haut Comité à l’Intégration, qui est politiquement actuellement en situation de coma dépassé, a cru devoir, une nouvelle fois, jeter une pierre antimusulmane dans le jardin de son strabisme « laïque ». Pour le HCI, tout ce qui peut ressembler à un palestinien, arabe, musulman doit être vilipendé et voué à la Géhenne. Coutumier du fait, l’action du HCI ne vise visiblement pas à trouver des solutions, mais plutôt à favoriser les affrontements communautaristes. C’est pourquoi, la Fédération nationale de la Libre Pensée l’a dénommé à plusieurs reprises « le Haut Conseil à la désintégration républicaine. »

N & BDessin de Kopelnitsky

En Italie, l’hostilité à l’égard des étrangers a atteint son apogée avec les insultes proférées à l’encontre de la ministre de l’Intégration, Cécile Kyenge. Afin de prouver qu’ils ne sont pas racistes, les Italiens devront lutter contre les dérives intolérantes, écrit la journaliste et auteure Isabella Bossi Fedrigotti.

Le 27 mai 1943, sous l’égide de Jean Moulin, les représentants venant de divers horizons politiques appartenant aux mouvements de résistance se regroupent sous l’autorité du Conseil national de la Résistance. Dix mois plus tard, paraît son programme : « les Jours heureux ». Un programme toujours combattu par le patronat.

Comment ces jeunes réunis en pleine clandestinité pouvaient-ils imaginer que le programme d’invention sociale qu’ils allaient forger deviendrait réalité deux ans plus tard dans une France qu’ils allaient libérer ? »

Ces mots de Stéphane Hessel soulignent la portée du 27 mai 1943 : une éclaircie de dignité dans la désespérance de la guerre.

Une éclaircie que le patronat français n’aura de cesse jusqu’à aujourd’hui d’éteindre. « Nous ne pouvons-nous contenter des vieilles recettes d’autrefois, assure Laurence Parisot, parlant de la protection sociale. Nous avons besoin d’imaginer un nouveau modèle… Réformons vite nos systèmes qui sont archaïques. »

Le programme du CNR, contient tout ce que le peuple français attend ….

Montée du chômage et régression du pouvoir d’achat. Mise en avant médiatique de certains faits de société à caractères racistes. Voilà les ingrédients d’une montée de la violence envers l’autre, le crépu, le basané, le bridé, le brun, le jaune, le vert, le prénom d’une autre rive, les mœurs et coutumes différents, le vêtir et l’usage d’une autre langue … quelle hargne, quelle absurdité dans une France qui a toujours dans sa composition, son histoire, connue tant de migrations. Ces invasions continuelles qui au demeurant firent le peuple résident sur son territoire, des Français sans être tous, descendant des francs, peut sans faut.

Pourquoi être raciste ? Ah ! Oui c’est vrai le culte, j’avais oublié, normal moi l’athée, moi le laïc qui suis dans le respect de tous mais ne m’obligé pas me prononcer pour une religion plus qu’une autre, a prendre position. Le seul racisme que je tolère c’est envers les CONS et hélas, ils sont nombreux. MC

Internet, cette révolution informatique à la portée de tous, portant son lot d’informations utiles ou désagréables, essentielles et évitables, détestables ou agréables, est trop souvent un tas d’immondices, de ragots de comptoir d’où ressort quelques informations vérifiables, affichant une véracité déroutante pour la presque totalité d’internautes en mal de reconnaissances identitaires dans une société où l’individualisme prégnant, n’autorise plus l’émergence d’une pensée collective apportant le bien-être à tous.

Une étude très argumentée sur une décision de V. Peillon sur l’enseignement de la morale et du civisme à l’école … MC

Association des Professeurs de Philosophie de l’Enseignement Public réunie en assemblée générale du 13 février 2013 a été l’occasion d’une très riche discussion à propos de morale laïque. Ci-dessous la contribution de Pierre Hayat. (Extraits)

L’Education nationale répartit très souvent les moyens au profit des plus nantis et au détriment des plus faibles. Un rapport de la Cour des comptes publié en octobre a établi l’injustice de la répartition des moyens d’enseignement.

Le 26 février à Rocamadour, dans le Lot, Mme Le Pen s’est lancée dans une critique de l’enseignement de l’histoire de France. Selon elle, la priorité consisterait aujourd’hui « à attirer l’attention des élèves systématiquement sur les aspects les plus contestables » : « la colonisation, la collaboration, etc. ». Elle estime que l’apprentissage de l’histoire de France devrait s’appuyer au contraire sur ses éléments les plus « glorieux ». Objectif : réécrire un roman national au service de l’idéologie frontiste.