Accélération de la concentration dans la presse quotidienne et audiovisuelle ; multiplication de faits de censure ; consanguinité de plus en plus accentuée et malsaine entre les milieux d’affaires et les médias ; verrouillage de l’information sur de nombreux médias audiovisuels, à commencer par l’audiovisuel public : la France vit une grave régression démocratique !

Elle est finie, et bien finie, la belle union de l’après-Charlie. Loin des grands discours sur la liberté d’expression, les attentats de début janvier ont donné lieu à un spectaculaire « backlash » (retour de bâton) pour les libertés publiques.

Par temps de mobilisation sociale, durant une campagne électorale, au cours d’un conflit armé ou pendant les Jeux Olympiques, les journalistes utilisent souvent un vocabulaire simplificateur et abusent parfois de mots inopportuns. Et quand ces tics de langage récidivent, sans être corrigés, ils travestissent la lecture des événements.

Quand un jeune « ouvrier » se présente aujourd’hui, il est plus que rare qu’il emploie ce terme est devenu péjoratif et empli de sous-entendus dévalorisants.

Bien que datant un peu cet article décrypte la manière dont les médias usent, abusent de pouvoirs démoralisant, occultation de la vérité, influençant l’intellect, déstabilisateur de pensées, canalisateurs d’inflexions anti machins ou trucs.

2 – LEXIQUE DE MOTS GLISSANTS

Il est bien normal que, selon ses idées politiques et sociales, on ne donne pas le même contenu à la liberté, à la démocratie, à l’économie, à la sécurité, à la justice, à la paix. Si le débat a lieu cartes sur tables et dans la clarté, il est sain. Au-delà des mots franchement piégés, sournois, forgés pour tromper, il en existe d’autres générateurs de quiproquos, d’ambiguïtés, de confusions.

1 – LEXIQUE DE MOTS OUVERTEMENT PIÉGÉS

Il y a des expressions essentiellement forgées pour faire passer en douce un mode de pensée qui accepte (à l’insu de son plein gré ?) le système d’injustices et d’aliénations qui nous gouverne. On est alors enfermé, parfois sans s’en rendre compte, dans un labyrinthe dont toutes les issues sont bouchées.

Dans un entretien au Figaro, Maxime Saada, le nouveau directeur général de la chaîne, a levé le suspense sur la nouvelle programmation de Canal Plus.

Et le moins que l’on puisse dire, c’est qu’elle ne fera pas que des heureux.

L’idéologie nationale a besoin de symboles : repères, expressions figurées d’une communion autour de valeurs, en l’occurrence celle de la Nation, à partir d’objets comme le drapeau (mais aussi la cocarde, l’arbre de la liberté, le bonnet phrygien), des monuments, ou simplement des mots, slogans inscrits sur les façades (Liberté, Égalité, Fraternité), ou des statues et représentations figurées des plus modestes estampes aux grandes compositions, mais elle convoque aussi la musique, héritage d’une créativité festive dont témoignent le Chant du départ, Veillons au salut de l’Empire à sa façon et bien sûr La Marseillaise. Sur cet arsenal de symboles veille la figure de Marianne comme représentation de la nation, la République, la liberté… tout à la fois ou tour à tour, et pourquoi pas la France.

Jusqu’à présent, la qualité des médias audiovisuels, public et privé confondus, n’était pas vraiment un sujet. Puis le président de la République découvrit que la télévision était mauvaise. Il exigea de la culture. En attendant que la culture advienne, l’animateur Patrick Sabatier est de retour sur le service public. En revanche, des émissions littéraires disparaissent les unes après les autres. C’est la culture qui va être contente.

La France a été victime d’une nouvelle attaque terroriste dans la nuit de mercredi à jeudi. Cette fois, aucun mort n’est à déplorer mais l’action menée par des groupes sans doute liés à Daech, l’organisation djihadiste qui contrôle de larges territoires en Irak et en Syrie, était d’une très grande ampleur. Des informaticiens de haut vol ont réussi à prendre le contrôle à distance de TV5 Monde, la chaîne francophone la plus regardée à travers le monde, et notamment en Afrique.