Études et résultats n°820, novembre 2012

Au 31 décembre 2011, 3,5 millions de prestations d’aide sociale sont versées par les départements de France métropolitaine au titre de l’aide aux personnes âgées, aux personnes handicapées ou à l’enfance, ou au titre de l’insertion.

Dans notre société où le travail occupe une place centrale, le chômage apparaît comme un manque, un vide dans la construction de l’identité, tant individuelle que collective. Ce vide s’accompagne souvent de solitude et de silence. Comme si l’absence de travail privait de fait les personnes de leur droit à la parole et leur interdisait toute expression collective.

A) Évasion fiscale : les solutions existent

Le gouvernement promet de prochaines mesures pour lutter contre la fraude fiscale.

Ces solutions existent déjà et ont été listées par une récente commission d’enquête sénatoriale menée par Eric Bocquet contre l’évasion fiscale évaluée annuellement en France à plus de 50 milliards d’euros.

En recoupant les résultats électoraux du Front national dans 77 communes, une étude de l’ Ifop extrapole sa possible implantation municipale, objectif affiché de Marine Le Pen.

Les discussions autour du rapport de M Louis Gallois sur la compétitivité des entreprises françaises mettent l’accent sur la réduction des « charges ». Elles alimentent un débat biaisé. Patronat et gouvernement agissent en effet comme si les cotisations sociales – le vrai nom des dites « charges » – étaient un prélèvement indu qui handicape le développement économique. Or les cotisations constituent d’abord une part du salaire.

La Commission Européenne s’apprête à détruire le système de « protection sociale français » aux profits des assurances complémentaires privées !

La Commission européenne cherche à minimiser le contenu très controversé de directives sur la passation de marchés publics et sur les contrats de concession. Ces deux directives, présentées en décembre 2011, ont pour ambition de réglementer la privatisation de services de sécurité sociale obligatoire. La Commission ne fait que récidiver après le coup, raté, de la libéralisation des services de santé dans la directive Bolkestein.

APRES LE VERDICT DE CRETEIL, NOUS EXIGEONS UNE REPONSE POLITIQUE !

Lettre ouverte à François Hollande, Président de la République

Monsieur le Président de la République,

Le verdict du procès du Tribunal de Créteil a créé, en France, une incompréhension. Ce verdict est catastrophique : Il semble dire aux victimes, porter plainte ne sert à rien, et aux violeurs, vous ne serez pas condamnés ou si peu !

Progression de la précarité et recul de la protection sociale… face à ce double mouvement que connaît notre société, de nouvelles formes de solidarité tendent à émerger pour compenser les errements de la solidarité nationale. Innovations sociales ou échec de l’État ?

 

Voilà bien un personnage représentant le dédain le plus profond pour ses concitoyens français, ne compte à ses yeux que les profits entassés dans ses coffres. La solidarité, l’équité devant le fisc, ne connait surtout pas. Franchement ce genre de personnage m’est odieux de suffisance et d’irrespect d’autrui, qu’il aille au diable si ça lui chante. MC

L’enquête de Rue89 commence par une citation de Pierre Le Coz, le président du Comité de prévention des conflits d’intérêts à l’Agence nationale de sécurité sanitaire (Anses) : « Le dossier médical personnel est une illustration du mal français :

Voilà bien le sujet qui fâche l’opinion publique, c’est bien l’emploi par le gouvernement des finances publiques issues de l’impôt que chaque contribuable paie. Que dire alors dont la façon est analysée le budget de la nation par les différentes organisations politiques. À vrai dire chacun tire à soi la couverture, démontre en fonction de son orientation, mais entre nous, n’existe-t-il qu’une seule façon de voir, d’appréhender les comptes publics ? MC

Dans les temps plus anciens, il y avait le guet « dormez tranquille braves gens, le guet veille pour vous » ! Va-t-on revenir à ce genre de « police » aux connotations « milices municipales » intégrée dans une police territoriale ?

Actuellement les agents de polices municipaux ont, objectifs et attributions bien définis. bien qu’assermentés, ils ne disposent pas de tous les droits inclus dans la charge d’agents de la police territoriale. Ils sont rémunérés par les villes qui les emploient alors que le statut d’agent de la police territoriale sont inclus dans les services publics, autrement dit : l’État. Certes les deux employeurs sont du domaine « service public » mais il nous semblera difficile de « gonfler » le budget des services régaliens (la sécurité) de l’état dans le temps où Bruxelles exige des restrictions budgétaires draconiennes.

D’autre part l’emploi d’agents de polices municipaux n’engage pas les employeurs, pour le moment, –Les Mairies- à faire suivre l’enseignement dispensé aux agents de polices territoriaux. C’est peut-être pour cette raison que certains agents municipaux se « prennent » pour des cow-boys frustrés.

Quant  à « mettre » à niveau les Gardes Champêtre, là où ils exercent encore, pour les incorporer dans une nouvelle police, c’est une autre histoire qui commence.

Allez, après les caméras de surveillance supprimant des agents de police dans les lieux et quartiers sensibles ; après désignation, puis dislocation, puis retour des ilotiers ; après changement de gouvernement mais pas de la résolution des problèmes de sécurité publique (lesquels en passant ne pourront être résolus en grande partie que lorsque le plein emploi sera de retour), il faut bien « rassurer » la population d’une manière ou d’une autre, alors pourquoi pas cette proposition…

MC

 

Ce texte est un document destiné à être remis aux hommes qui envisagent de pratiquer un dépistage du cancer de la prostate par dosage des PSA dans le sang. Ce test sanguin largement pratiqué n’est pourtant par recommandé par les instances sanitaires françaises et internationales. Face à cette situation, il est nécessaire que les hommes qui le souhaitent puissent s’informer afin de prendre une décision éclairée.

Aussi curieux que cela paraisse, tous les dépistages ne sont pas bénéfiques. Celui du cancer de la prostate fait l’objet d’une controverse : il est promu par les urologues, mais n’est pas recommandé par les autorités sanitaires ni les médecins généralistes. C’est pourquoi il est important que vous receviez cette information.

Si vous souhaitez simplement vous en remettre aux ont dit, la stratégie est simple : vous avez plus d’inconvénients que de bénéfices à attendre de ce dépistage. C’est l’opinion de la Haute Autorité de Santé française, de son équivalent américain, et de nombreuses sociétés savantes internationales.

Pour autant, impossible de vous promettre que vous n’aurez pas de cancer de la prostate : 3% des hommes en meurent. C’est un cancer qui touche essentiellement les hommes très âgés : l’âge moyen au décès est de 80 ans et seulement 0,1 % des hommes en meurent avant 70 ans.

Ce qui motive la réticence et celles des autorités sanitaires, c’est que ce dépistage ne sauve pas de vies, et n’évite paradoxalement que peu ou pas de décès par cancer de la prostate. En revanche, ce dépistage induit de façon certaine des cas d’impuissance sexuelle ou d’incontinence urinaire chez des hommes encore jeunes, et quelques accidents plus graves liés aux biopsies de la prostate ou aux traitements.

Le bilan de ce dépistage est donc peu favorable. Néanmoins, certains médecins et notamment les urologues le trouvent utile et continuent à le promouvoir. Il est donc encore largement pratiqué. C’est l’existence de cette divergence de point de vue au sein de la communauté médicale qui conduit à remettre ce document informatif. Si vous voulez en savoir plus avant de prendre votre décision, lisez les pages qui suivent.

Entretien croisé entre :

1)      Frédéric Thiriez, président de la ligue de football professionnel

« Accompagnons beIN Sport dans ses efforts, qui donneront à la ligue 2 une exposition télévisuelle sans précédent »

2)       Didier Decoupigny, président du 12 lensois, association de supporters du R.C. Lens.

« Il ne restera bientôt dans les tribunes que les caméras de télé, les sponsors et les partenaires invités aux matchs.»

Êtes-vous étonnés par l’ampleur qu’a pris le mouvement de contestation contre les nouveaux horaires de matchs, principalement en Ligue 2, mais également en Ligue 1?

Je n’ai pu discerner clairement dans la prose du journaliste : admiration ou mépris pour ce type de ménagement-« travail, vente au public »-.

Connaissant la tendance de l’hebdo, je pencherais plutôt pour croire que c’est l’énorme réussite financière (pour combien de temps) de cette enseigne, qui est mis en exergue.

Le style de management de vente surfant sur le sensationnel, l’extravagant et l’inhabituel, pour réaliser des recettes providentielles en ces temps de crise, utilise le mépris, aucune considération envers ses employés traités comme des Kleenex, mais n’a pas plus de considération envers une clientèle tournée uniquement vers le « in d’une mode ». Notez que ce type de management commerciale est déjà dépassée par d’autres aventuriers financiers utilisant toujours plus d’inventivités pour faire du cash. Quelle nouvelle enseigne aura l’audace d’exiger des tenues « Topless » pour ses employées dans les magasins d’habillement masculin ? MC

 

Le 30 septembre à Paris contre le TSCG.

Initié par le Front de gauche, l’appel à manifester le 30 septembre s’est élargi. Il va désormais bien au-delà de ses rangs.

Et si le peuple, qui n’y était surtout pas convié, s’invitait quand même dans le débat ? L’idée d’organiser une grande manifestation populaire courait déjà depuis quelques semaines dans les milieux associatifs et syndicaux, en particulier dans les rangs du collectif L’audit de la dette. Elle a été saisie au vol par Jean-Luc Mélenchon, un jour d’été à Grenoble, aux Estivales du Front de gauche. Puis, rebondissant de réunions publiques en assemblées citoyennes, attirant autour d’elle un nombre croissant d’associations et de syndicats, roulant jusqu’à la Fête de l’ Huma, la mobilisation du 30 septembre est devenue davantage qu’un « Front du non au traité » : le « signal de départ d’une campagne nationale contre l’austérité ».