Au fur et à mesure que montent, parmi les électeurs, les adhérents et même les parlementaires du Parti socialiste (et d’ “Europe-écologie- les verts”) , des interrogations sinon une franche hostilité vis-à-vis du traité budgétaire européen, des dirigeants et des personnalités du PS multiplient les interventions en faveur de la ratification de ce texte,décidément mal aimé dans le “peuple de gauche”. Il est intéressant de voir de plus près les arguments utilisés…

Refusons-le !

L’UFAL, au-delà de sa signature, avec d’autres associations, syndicats et partis politiques, d’un appel à refuser le pacte budgétaire, tient à préciser les raisons qui lui sont propres pour refuser ce plongeon dans l’austérité institutionnalisée.

Au sortir de la guerre les plus anciens se souviennent hélas des achats qu’ils pouvaient faire dans les épiceries. Les produits étaient vendus pour la plus part au détail -en gramme ou en kilo, en quart, demi ou litre, a l’unité ou en paquet. Certes les tickets de rationnement en étaient responsables mais également une grande pauvreté. Les commerçants détaillaient leurs produits en fonction de l’argent dont disposaient la ménagère. Aujourd’hui avec la récession organisée par ceux qui détiennent l’argent et son pouvoir, quelques grandes familles et des banques, nous faisons un retour de 60 ans en arrière alors que les salariés n’ont jamais, par leur travail, produit autant de richesses. MC

Une résolution commune a été établie par les verts, les sociaux-démocrates et la droite. La GUE/NGL a refusé de s’y associer.

Le texte est en anglais, mais nous en avons traduit les passages les plus parlants.

Vous trouverez ci-dessous les points qui ne sont pas clairs voire carrément inacceptables de cette résolution. Vous trouverez aussi les amendements à ce texte présenté par J.L. Mélenchon et la résolution de la GUE/NGL sur le même sujet dont J.L. Mélenchon est signataire.

 

* Traité sur la stabilité, la coordination et la gouvernance, (TSCG)  instituant l’austérité et la dépendance budgétaire par l’union européenne – Perte par la France de sa souveraineté budgétaire .

Depuis près de trois ans, le gouvernement d’Angela Merkel s’oppose aux mesures indispensables pour espérer résoudre la grave crise que traverse la zone euro. […] Malgré ses conséquences très négatives pour la zone euro, cette intransigeance bénéficie outre-Rhin d’un large soutien. A cela, il y a beaucoup de mauvaises raisons, mais aussi quelques bonnes.

 

Voilà bien un type d’exposé semblant amener à une solution à la crise mais à bien regarder c’est bien pour la relance de l’économie libérale, qu’il s’agit. Toutefois si j’ai « posté » cet article sur mon blog c’est avant tout parce qu’il faut connaitre toutes les infos afin que chacune, chacun, puisse se faire une idée en connaissance de cause. Mais au fait : les eurosceptiques ont-ils raison ? MC

C’est bien l’enfer personnifié, le chaos pour les ouvriers et les salariés, que ce traité que veut nous imposer Hollande et son gouvernement.

Ce nouveau traité européen (TSCG) imaginé par le duo Sarkozy Merkel où Merkel Sarkozy -ce qui revient au même- n’est bon que pour assurer le libéralisme le plus débridé dans l’union européenne. Il instaure l’austérité pour les salariés qui devront payer l’addition pour que vivent sur leur dos, banquier et actionnaires divers.

Cette chronique écrite d’Allemagne, dans une revue « internationale » donc a diffusion au moins européenne,  replace la France et les Français dans le contexte européen avec un zeste affiché de teuton, donneur de leçon en matière de gestion d’état bien dans l’esprit d’Angela, reine de l’euro guerroyant elle uniquement pour l’industrie Allemande.
Une chronique que l’on déteste ou que l’on aime suivant sa culture et son attachement à une idée de la société, mais une chronique qu’il faut lire pour comprendre l’état d’esprit de certain rédacteur bien pensant du libéralisme a outrance.
MC

  Voilà bien le type d’information qui ne manquera pas d’alimenter une polémique entre la situation économique des entreprises allemandes comparées aux entreprises faisant parti de la zone Europe. Entendez glorifier l’expansionnisme des entreprises allemandes avec la mise en avant de sa main-d’œuvre spécialisée dans l’excellence de sa technicité.

  Au demeurant cette information nécessite qu’elle soit opposée à quelques statistiques plus dérangeantes. L’Allemagne se trouve en 13e place (stat. 2010) avec 15,60 % comme « taux de pauvreté » alors que la France se place 11e rang avec 13,50 %, quant à la dette publique l’Allemagne se retrouve au 19e rang avec 82,20 % du PIB alors que la France se trouve à la 22e place avec 90,50 % du PIB. Retenons également que la production horaire est supérieure en France qu’elle ne l’est en Allemagne qui pourtant (selon les statistiques) travail pratiquement 2 h de moins par semaine.

  Enfin retenons, comme le souligne le syndical DGB Allemand, que le gouvernement de Merkel entend profiter de cette manne temporaire pour que dans un deuxième temps soit abaissé le taux des retraites allemandes. Nous sommes toujours dans l’esprit d’un libéralisme effréné permettant aux actionnaires de toujours gagner plus sur le dos de ceux qui produisent. MC

20 ans le 20 septembre que les pays Européens sont arrimés au libéralisme débridé. 20 ans que  le traité de Maastricht est ratifié, 20 ans que les salariés subissent des restrictions sur leur avantages sociaux, leurs salaires, leurs retraites, sont entrainés dans la flexibilité des boulots à la petite semaine.

Que dire de la perte de démocratie des états par une supra institution Bruxelloise; d’un libéralisme au service d’organisme bancaires et financiers agissant comme des sangsues pour le bien-être de leurs actionnaires.

Cette Europe-là exclusivement orientée pour les financiers et actionnaires, est avant tout contre les peuples. Elle annihile tous espoirs d’harmonisations des volets sociaux, des salaires, du pouvoir d’achat et des retraites. Elle divise les salariés et employés pour améliorer encore et toujours plus, la rentabilité financière des acquits de certains nantis. MC.

Pour attirer les riches contribuables, la Belgique connaît la recette : son code des impôts dispense les détenteurs de capitaux de déclarer la majeure partie de leurs plus-values et dividendes. Savamment entretenue par les pouvoirs publics, cette dissimulation légale empêche de prendre la pleine mesure des inégalités sociales et constitue un frein à la mobilisation politique.

Durant la campagne présidentielle française de 2012, a été pointé du doigt le paisible royaume de Belgique, accusé d’abriter un nombre croissant de riches exilés français attirés par l’avantageux régime fiscal d’un plat pays qui n’est pas le leur.