Promesses électorales écolos… Oui, euh !

Normes environnementales : Macron insiste sur une « pause »

Malgré la levée de boucliers de l’opposition, Macron veut « une pause réglementaire européenne » en matière environnementale.

,Il a réaffirmé vendredi, lors d’une visite à Dunkerque (Nord), qu’il ne fallait plus « ajouter » de normes environnementales après l’application du Pacte vert de l’Union européenne.

Devant les acteurs de l’industrie française jeudi, il avait appelé à « une pause réglementaire européenne », estimant que les normes environnementales de l’UE étaient déjà plus strictes qu’ailleurs et qu’il fallait désormais de la « stabilité ».

Ses propos ont suscité de vives réactions, notamment de la part d’élus écologistes. « C’est absolument irresponsable », s’est indignée la députée Europe écologie-Les Verts Sandrine Rousseau vendredi.

« Certains ont voulu chercher des polémiques (et) faire dire n’importe quoi en disant qu’on voudrait revenir sur ce qu’on a fait », a rétorqué le président de la République depuis Dunkerque. « Je dis, appliquons et allons au bout de notre programme législatif avec la Commission. Mais n’en rajoutons pas plus ».

Des explications « pas convaincantes », a critiqué la députée LFI Caroline Fiat.

Lors de son déplacement dans les Hauts-de-France, où il a visité l’usine d’Aluminium Dunkerque, Emmanuel Macron a vanté sa politique de réindustrialisation dans la région, en annonçant d’énormes investissements étrangers dans les batteries électriques pour un total de 6,7 milliards d’euros et 4 700 emplois.

La principale annonce est l’implantation à Dunkerque d’une « immense usine de batteries électriques » par le groupe taïwanais ProLogium, pour un investissement de 5,2 milliards d’euros et la création attendue de 3 000 emplois directs.


Article non signé lu dans Le Dauphiné Libéré. 13/05/2023

La même info vu par le quotidien L’Humanité.

Encore une sortie d’Emmanuel Macron qui ne passe pas.

Ce jeudi 11 mai 2023, au lendemain d’un nouvel avis émis par le Conseil d’État exigeant de la France qu’elle prenne rapidement de nouvelles mesures pour atteindre ses objectifs de réduction de gaz à effet de serre, le chef de l’État a demandé « une pause réglementaire européenne » en matière de normes environnementales.

Lors de la présentation de la stratégie française pour accélérer la réindustrialisation du pays, Emmanuel Macron a donc estimé qu’il ne « fallait pas faire de nouveaux changements de règles », au risque de « perdre tous les acteurs », brandissant le « risque d’être les mieux disant en termes de réglementation et les moins-disants en termes de financement ».

Pour justifier sa position, le chef de l’État a encore estimé que l’Europe fait déjà « mieux que les Américains, les Chinois ou toute autre puissance au monde ». Mais, se comparer sciemment avec les derniers de la classe ne sert en rien la lutte contre le réchauffement climatique planétaire.

Un coup dur porté au Green Deal européen

L’Élysée a eu beau préciser qu’Emmanuel Macron ne demandait pas « de suspensions » mais était favorable « à l’exécution des décisions déjà prises avant de faire de nouveau changements », la petite phrase a déclenché l’ire des défenseurs de l’environnement, acteurs politiques et société civile.

« Les Français demandent une pause sur la mise en œuvre de la réforme des retraites, Macron leur propose une pause sur l’écologie », a vivement réagi Marine Tondelier, secrétaire nationale d’EELV.

Eurodéputée écologiste, Marie Toussaint a pour sa part fustigé « un contresens historique, une trahison écologique » qui « porte un dernier coup sur le cercueil du Green deal » (pacte vert composé d’un ensemble de mesures proposé par la Commission européenne pour atteindre la neutralité carbone du continent à horizon 2050).

Du côté ONG, c’est la consternation. « Pourquoi ne pas mettre en pause le réchauffement climatique aussi tant qu’on y est », ironise Greenpeace France, quand Claire Nouvian, de l’ONG Bloom, dénonce des politiques « qui passent leur temps dans les COP et en conférence de presse à faire de belles déclarations et par-derrière, dézinguent l’environnement ».

Dans un contexte où « l’eau que nous buvons, la nourriture que nous mangeons, où les sols que nous foulons sont devenus toxiques ; que le climat se réchauffe, que la biodiversité se meurt, et que l’eau vient à manquer du fait de la course à la croissance que pourchasse Emmanuel Macron », égraine l’eurodéputée écologiste Marie Toussaint, « ce n’est pas de moins mais de plus de réglementations que l’Europe a besoin. »


Marion d’Allard. Source (Extraits)


Peut-on reprocher : le vœu de re-industrialisation assorti de création d’emplois dans une région des plus sinistrées et que cette re-industrialisation va apporter une pollution néfaste non admise par le (si mal dénommé) Conseil d’État (qui se réveille bien mal à propos) et le Conseil Économique de Bruxelles ?

En retournant la question, sommes-nous content lorsque la pollution est produite dans d’autres pays sans résoudre le chômage régnant dans des bassins naguère industrielles autrefois largement plus pollués. Dans le même temps, l’importation (outre décalant la balance économique achat-vente inter nations) produit indirectement, plus de pollutions notamment routières…

D’autre part pourquoi personne ne relève que cette ré-industrialisation se fait par le biais d’un groupe taïwanais ProLogium… qui va engrangé des subventions pour ériger la structure, pour l’embauche de salariés, bénéficier de divers arrangements fiscaux, etc … et qui se barrera dans quelques années avec l’argument d’une main d’œuvre et charges sociales sont trop lourdes dans ce pays français ???? Pas possible, bah tiens, on en reparle !

Devons-nous pour une fois être pragmatiques ?

Qui a la réponse ?

MC


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