Article chiant…

… lectrices, lecteurs, ami-e-s blogueuses, blogueurs vous voilà prévenu…

Oui, encore un article sur ce sujet. Nécessaire de dire et de redire, la dénonciation des dictatures de quelques pays, quelques origines, quelle qu’en soit la raison première. Iranienne, Afghanne, Birmane, Laossienne, Péruvienne, Nicaraguayenne, Coréenne du nord, Turkmenistanne, Syrienne, Biélorusse, Érythréenne, Swazilandaise, Guinée équatoriale, etc. est vital leur dénonciation, pour que vivent les libertés d’expressions, une vie démocratique assumée. MC


Quoi de neuf en Iran ? On a pu voir […] des mollahs se faire décoiffer dans la rue d’un revers de main par des passants, et obligés de se baisser pour ramasser leur turban tombé sur le trottoir. Un manque total de respect à l’égard de la religion, diront ceux qui habituellement dénigrent la « dictature » de la laïcité.

On a aussi [appris que] le pape François [a] rencontrer, à Bahreïn, le grand imam d’al-Azhar, un certain Ahmed el-Tayeb, et lui déclarer : « Il ne suffit pas de dire qu’une religion est pacifique, il faut condamner et désigner les violents qui en abusent du nom. Il ne suffit pas non plus de prendre ses distances avec l’intolérance et l’extrémisme, il faut agir dans le sens contraire. » On serait presque d’accord avec lui.

Il a aussi demandé aux musulmans une plus grande reconnaissance des droits des femmes et des enfants. Ce qu’ont dû apprécier les milliers de victimes de prêtres pédophiles. Mais un pape ne renonce jamais à rien. Il a ainsi affirmé : « Il ne suffit pas d’accorder des permissions et de reconnaître la liberté de culte, il faut atteindre la vraie liberté de religion. »

  • « Vraie liberté de religion ». Celle des chrétiens du monde arabe, souvent persécutés ?
  • Et celle des autres, des athées, des apostats et des mécréants ?

Pour le pape François, la liberté de ne pas croire et de contester Dieu ne mérite visiblement pas d’être défendue. Quand il défend les grands principes de liberté, c’est uniquement au bénéfice de ceux qui croient. Les autres peuvent crever.

[…]

Avec les religions, tout est création de Dieu : la terre, les montagnes, les océans, les arbres, les fruits, les animaux, les épidémies, les coups d’État, les tsunamis, les dictatures, l’Euromillions, la gastro-entérite, les rhumatismes, et j’en passe.

Il suffit que vous affirmiez solennellement que c’est Dieu qui a créé tout cela, et vous voilà investi d’une légitimité pour parler en son nom. Parce que si je vous dis que c’est Dieu qui a créé tout ça, c’est que moi, je le comprends mieux que vous, et donc vous devez m’écouter. C’est uniquement là-dessus que repose le pouvoir dit « spirituel » de quelques papes, mollah ou rabbins.

Mais voilà qu’en Iran cette autorité « spirituelle » est remise en cause d’un revers de main sur le turban des mollahs. Il est curieux de voir un mollah sans son turban. On découvre qu’il a des cheveux, comme vous et moi, parfois le crâne dégarni, que c’est un type banal, qui, une fois dépossédé de ses attributs religieux, ne paye pas de mine. Un mollah sans turban, c’est un mollah qui perd le symbole de son autorité.

 […]


Extrait d’un article de Riss. Mis en ligne le 9 novembre 2022 – Paru dans l’édition 1581 du 9 novembre 2022


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