En berne…

Les téléspectateurs ne trouvent plus les chaînes « conventionnelles » attractives. L’offre, concentrée sur des séries aux héros franchouillards à 80 % établies sur des enquêtes policières, lasses le public, quant aux variétés, elles sont souvent indigestes. Toutes les chaînes, y compris Canal+, (sauf Arte) sont coupées de publicités, quant aux annonces de jeux, elles interviennent dans toutes émissions y compris pendant les reportages sportifs. Cet amas de publicités envahissantes est délaissée au profit de services, certes payants, mais où il est possible de regarder une série, un film, en entier sans aucune interruption.

La télé, ça eut payé.

Si l’on en croit Médiamétrie, 2022 fait office d’annus horribilis. Elle n’a jamais été aussi peu regardée : 3 h 26 quotidiennes, soit 15 minutes de moins que l’an passé — en 2020, on avait même frisé les 4 heures avec le confinement.

Les jeunes la boudent de plus en plus : les 15-34 ans n’y consacrent plus que 1 ih 25 par jour, contre 1 h 38 en 2021. Dans ce marasme, le leader, TF1, réalise son plus bas historique, à 18,7% de parts d’audience, malgré un Mondial qui a fait le plein (24,1 millions de téléspectateurs pour la finale, nouveau record absolu de la télé française).

Avec 8,4%, M6 affiche son pire score depuis… 1992, dernière année d’existence de La Cinq, période Lagardère.

Bonne nouvelle, toutefois: les chaînes du service public (France 2, France 3…) tiennent bon et restent stables.

La cause de ce désamour ?

Les plateformes type Netflix et les réseaux sociaux, qui ne cessent de prendre du « temps de cerveau disponible ». Et en 2023, ce sera pire ?


Richard Sénéjoux Télérama. N° 3809. 11/01/2023


Laisser un commentaire