Un jour, on dit

Un jour on dit que tout se fige
Qu’la passion n’est plus un vertige
Un jour on dit que les amours
Ne dureront que quelques jours

Un jour on dit que les visages
Restent immobiles, doivent rester sages
Un jour on dit que le désir
N’a plus un seul mot à dire

Mais moi, je sais que les vertiges
Sont les seuls dieux à aimer
Je sais bien qu’ils nous obligent
À tout recommencer

Un jour on dit qu’les éternelles,
Ces fleurs si blanches et immortelles,
Doivent se flétrir, laisser la place
À d’autres fleurs qui les remplacent

Un jour on dit que la tendresse
A pris le pas sur l’allégresse,
Qui saura jamais si les pleurs
Sont les vestiges du bonheur?

Mais moi, je sais que les vertiges
Sont les seuls dieux à aimer
Je sais bien qu’ils nous obligent
À tout recommencer
Mais moi, je sais que les vertiges
Sont les seuls dieux à aimer
Je sais bien qu’ils nous obligent
À tout recommencer

Un jour on sait que les honneurs
Ne remplaceront pas le bonheur
Que les sourires ne masquent plus
Les amours qui ont disparu

Un jour on dit que tout se fige
Qu’la passion n’est plus un vertige
Un jour on dit que les amours
Ne dureront que quelques jours

Un jour on dit que les visages
Restent immobiles, doivent rester sages
Un jour on dit que le désir
N’a plus un seul mot à dire.


Yves Simon


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